J OU AN VAN RIEBEECK
ne peut déployer cette habileté qui est nécessaire avec les Japonais, les Tonquinois et autres indigènes aussi fins. Ceux-là offrent de quoi faire aux plus fermes cerveaux hollandais, ainsi que dix ans passés parmi eux nous l’ont montré; mais ici on n’a qu’à négocier l’achat de quelques bestiaux et quelques moutons, lâche vraiment par trop facile '. »
Il exprime vivement son désir d’obtenir de l’avancement. Occuper dans l’Inde un des grands postes de la Compagnie constituait son ambition suprême. Son espoir se réalisa partiellement, puisqu’après son départ du Cap, il fut commandeur et président de Malacca du 1er novembre 1(562 au 16 octobre 1665, puis secrétaire du Conseil de l’Inde. Il mourut dans cet emploi le 18 janvier 1677 2.
Il fut servi dans sa tâche par une excellente santé physique. Humidité, froid, défaut de confortable, il supporta tout impunément. Parmi ses subordonnés beaucoup furent gravement malades; un certain nombre périt; il eut, lui, la bonne fortune de traverser indemne les épidémies et de vivre.
Il était doué encore, comme l’on dit, d’un moral solide. 11 y eut des jours, dans les débuts, ou tout parut désespéré: jamais cependant il ne paraît avoir perdu son sang-froid. La vie au Cap était de la dernière austérité. Le 5 décembre 1656, il fait beau temps, van Riebeeck va inspecter les cultures. « Il