Riebecck's J., I, p. Il
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emmène avec lui dans le chariol loules les dames hollandaises habitant le Cap, pour leur procurer un peu de plaisir; on se réjouit on voyant les beaux épis de blé1. » Le 21 septembre 1600, deux serviteurs du chef des Chainouquas venus au Fort sont introduits dans la chambre du commandeur, où il y avait une grande glace. « Ils furent complètement ébahis, prenant les images tantôt pour des personnes placées dans une autre chambre, tantôt reconnaissant les assistants et eux-mêmes mais croyant voir des fantômes, jusqu’au moment où quelques Hottentots mieux instruits leur eurent donné des explications. » Et le rédacteur du Journal , après avoir conté celle historiette, ajoute : « C’est ainsi que ces sauvages nous donnent parfois la comédie et nous amusent étrangement 2 ». N'avoir pas d’autre distraction «pie d'aller voir les champs de blé, ou de s’amuser des grimaces des nègres, on conviendra que c’était court. Et cependant van Riebeeck ne s’ennuie pas.
11 vivait en famille. Sa femme, nous l'avons dit, l'avait accompagné au Cap. Le missionnaire français Nicolas Etienne, qui était à bord de La Maréchale et qui, après le naufrage, séjourna près de dix mois au Cap, en faisait l'éloge en ces termes dans une lettre adressée à Vincent de Paul : « Dans sa fausse religion, elle ne laisse pas d'être une des femmes les