Riebeeck's J., p
3i Ibid., Il, p. 15.
l’escale du cap.
prendre la nuit1. » Mal défendu par sa centaine d’hommes peu sûrs, dans sa pauvre maison de terre, où les pièces de marine auraient tôt fait d’ouvrir la brèche, van Riebeeck connaît mieux que personne sa faiblesse. Le capitaine du navire anglais John l’informe le 9 février 1650 que, d’après un bruit qui court, le nouveau vice-roi des Indes portugaises aurait résolu, en se rendant à Goa, si le vent le favorisait, de détruire la forteresse du Cap. « 11 nous engage donc à nous tenir plus sur nos gardes et à être mieux préparés, car nous pourrions succomber sous le nombre, et les facilités de débarquement l’emportent sur les forces dont nous disposerions pour l’empêcher. On peut aisément approcher du fort et l’assiéger. » « Et en cela, ajoute le Journal, ce capitaine dit la vérité nue2. »
Van Riebeeck sent sa position si précaire que le 25 mars 1656 il avertit les Directeurs de la Compagnie de la perte possible du Cap. « Nous rappelons respectueusement une fois de plus à votre souvenir qu'il ne faudra rien nous reprocher si, par suite de la faiblesse de la garnison, il nous survient un de ces beaux matins (que Dieu nous en garde!) quelque accident 3. »
Tout navire étranger lui était donc suspect, mais jamais il ne fut plus alarmé que pendant les huit