‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 86 sur 201 · INUTILITÉ I)E L'ESCALE · texte numérisé non relu

INUTILITÉ I)E L'ESCALE

journées el les huit nuits où il se sentit sous le canon de l’escatlre française de La Roche Saint- André. Quatre bâtiments en rade, cent, vingt-six bouches à feu, mille hommes à bord! 1 Le 25 mars 1056, dès l'arrivée de la flotte toutes les mesures de défense sont prises : branle-bas de combat à bord des huit navires de la Compagnie mouillés alors dans la baie de la Table, débarquement de vingt hommes pour renforcer la garnison du fort; « croisière du Nachlglass dans l’Océan Indien pour mettre les autres navires de retour en garde contre les Français»; « défiance inspirée aux Hottentots contre les Français qui pourraient leur prendre leur bétail et les enlever eux-mêmes ». La garde est doublée la nuit; les officiers sont consignés chez eux, pistolets chargés. Le 28 mars au soir, « les Français dressent une lente près du fort et y transportent quarante malades... Comme ces procédés peuvent cacher une trahison, la lente est surveillée et les occupants sont poliment invités à ne pas sortir la nuit, pour éviter d’être molestés par les indigènes ». Enfin le 2 avril les navires français appareillent par brise du sud-est, et « la garnison qui pendant leur séjour est restée jour et nuit sous les armes est délivrée de sa crainte2 ».

1. Cette (lotte portait mille hommes d’après Riebeeclcs J., Il, p. 14, « environ huit cents », d’après Flacourt, Histoire de la (jrande Isle Madagascar, p. 423.

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