SCÈNE XVIII
HENRI
Moi, monsieur, je ne chargerai pas ma conscience d’un ici remords. En présence de ces messieurs, j’accepte la main de mademoiselle votre fille.
SAVINIEN
Très-bien !
,LORD GRI.HM
Oh ! très-beau 1
BITTERLIN.
Comment ! il accepte ma fille ?... Mais...
SAVINIEN
Mes compliments, mon oncle ; permettcz-moi de vous embrasser. (Il lui saute au cou.)
BITTERLIN.
Mais pourtant...
LORD GRIMM, l’cmbrassaDt.
Ah! monsieur Bitterlin, très-honorable !
BITTERLIN.
Mais je ne la lui ai pas offerte !
HENRI
Monsieur, je vous prie de voir en moi, dès ce moment, le plus respectueux de tous les gendres, (il l’embrasse.)
BITTERLIN.
Que diable 1 monsieur...
HENRI
[Je vous demanderai seulement le délai de trois mois pour arranger quelques affaires.
BITTERLIN.
Monsieur, les dettes de jeu ne se payent pas à si longue échéance. [J’entends que vous soyez marié dans les vingtquatre heures.
HENRI
Je vous assure, capitaine, que les mariages ne s’improvisent j)as comme les victoires de la grande armée. La loi exige un délai de quinze jours au moins.
BITTERLIN.
Si la loi exige quinze jours, je vous en donne huit, et si d’aujourd’liui en huit vos papiers ne sont pas arrivés et votre habit de noce n’est pas fini, il faudra en découdre, non d’un tonnerre! ]
SAVINIEN
Seulement, nous n’avons pas le consojitenicnt de mademoiselle Bilterliii !
Kl J TKKLIiN.
te voudrais Lien voir ijii’elle fit sumMaiil de d/'.soLéir a »ou père ! A partir d’aujourd’liui, j’exige que vous lui lassiez la four tous les matins et tous les soirs, sans vaeauces. La voici, «amimeiicez !
s.\ ^ INIEN^ :tu gaivoii» <|ui appui'lt: il*>ut sabrirs »m' uji pUl a }M>tü&vUe«
lis sont froids, nous n’eu voulons plus! Dessuivez le? sabres !