‹ Le capitaine Henriot: opéra-comique en trois actesChapitre 21 sur 95 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MAULÉON, riant, assis à droite.

Oui, s'ils se doutaient de ce qui les attend, ceux-là, quand vous serez dans la ville...

HENRI, à Ini, même jea. '

A l'autre, à présent!... Ingrat! calomnier ainsi l'homme qui l'a sauvé Tautre jour, au pont de Saint-Cloud, de ce jott coup d'estoc en plein visage?

MAULÉON, se leYant.

Eh bien ! justement, c'est ce dont j'enrage ! Jadis c'étaient les capitaines qui sauvaient leurs rois; nous avons un roi,

nous, qui sauve ses capitaines. ^Èma et lal baisant la main.)

Aussi, tant que je n'aurai pas paye ma dette, en versant tout mon sang pour vous...

HENRI

Pardieu pas! mon fils! garde-le I j'ai besoin de cœurs et de bras comme les tiens... bien que tu ne sois qu'un vilain, sournois...

UAULÉON.

Moi?

Oui, oui, Bellegarde prétend que tu es amoureux^ et tu ne m'en dis rien.

BELLEGARDE

Amoureux fou!

HENRI, TiYement, prenant le bras de Manléon.

Bravo, et de qui cela ?

MAULÉON^ regardant séyèrement Bellegarde.

Que Votre Majesté me dispense...

HENRI

Des secrets avec moi !... tu te méfies de ton roi ?

MAULÉON, de même, ayec intention.

Non, sire! niais je ne voudrais pour rien au monde que le nom de celle que j'aime fût exposé à des railleries que la galanterie autorise... mais que l'amour vrai n'accepte pas.

HENRI

Railler un amour sincère... moi !... Raconte, mon enfant, raconte ! Ton roi le désire et ton ami t'en prie!

MAULÉON

Oh! Majesté, c'est bien simple, celle que j'aime est dans la ville, gardée à vue par un chef d'aventuriers espagnols; et moi je suis au camp, et mon bonheur est ajourné aux calendes, si nous ne prenons Paris!...

Eh bien, neus 1q prendponii, mon arDî» veilà tout! Mai» es-tu sûr au moins de la retrouver fidèle f

Sur T-tt M je sui$,,, Ahl Dieu L., (^e repr^iiaiii.) Qt pQUPlant. qui le 3aH ?•*« Car euRni trois ans d'absenae, roMOli I El; s% Taut tout dire, aujourd'hui même, j'^ttendmnd lçUr04'§Uelttt

Qui n'est pQ» Qnoppf) venue ?

MAIILÉON, soqpiranl*

Pas encore !

HENRI

Et tu es inquiet ?

. Vollh oe que e^est que de tourner au lentioaent.

HENRI

Elle est donc bien belle! vrai?

MAULÉON

Oh I sire ! on ne peut la voir ^aqs l'aimer... et quand vous la verrp?,,.

HENRI, TÎTement.

Je Taimerai I

MAULÉON, aYee force.

Ah! sire> ne faites pas cela !...

HENRI, gaiment.

Eh, eh bien^ vantM-saint^grisI quel feul...

BELLB6ARDB.

Là! jaloux! maintenant! comme un maril... Qu'est-ce que je disais : c^estun bornrno mort!...

MAULGâir.

Un homme mortl... Allons donol

Aimer, aderer et poaraiiivro

Un ange, dont la pureté.

Dont le chaste feg^rd enivre

Mieux que l'ardente volupté!

Amour divin, lorsque le cœur se livre . A cette ivresse^ à ce transport...

Il n'efit pas mort, {Bis,}

Mms il commenod à vivrol

Page 1