ACTE PREMIER
MAULÉON, riant, assis à droite.
Oui, s'ils se doutaient de ce qui les attend, ceux-là, quand vous serez dans la ville...
HENRI, à Ini, même jea. '
A l'autre, à présent!... Ingrat! calomnier ainsi l'homme qui l'a sauvé Tautre jour, au pont de Saint-Cloud, de ce jott coup d'estoc en plein visage?
MAULÉON, se leYant.
Eh bien ! justement, c'est ce dont j'enrage ! Jadis c'étaient les capitaines qui sauvaient leurs rois; nous avons un roi,
nous, qui sauve ses capitaines. ^Èma et lal baisant la main.)
Aussi, tant que je n'aurai pas paye ma dette, en versant tout mon sang pour vous...
HENRI
Pardieu pas! mon fils! garde-le I j'ai besoin de cœurs et de bras comme les tiens... bien que tu ne sois qu'un vilain, sournois...
UAULÉON.
Moi?
Oui, oui, Bellegarde prétend que tu es amoureux^ et tu ne m'en dis rien.
BELLEGARDE
Amoureux fou!
HENRI, TiYement, prenant le bras de Manléon.
Bravo, et de qui cela ?
MAULÉON^ regardant séyèrement Bellegarde.
Que Votre Majesté me dispense...
HENRI
Des secrets avec moi !... tu te méfies de ton roi ?
MAULÉON, de même, ayec intention.
Non, sire! niais je ne voudrais pour rien au monde que le nom de celle que j'aime fût exposé à des railleries que la galanterie autorise... mais que l'amour vrai n'accepte pas.
HENRI
Railler un amour sincère... moi !... Raconte, mon enfant, raconte ! Ton roi le désire et ton ami t'en prie!
MAULÉON
Oh! Majesté, c'est bien simple, celle que j'aime est dans la ville, gardée à vue par un chef d'aventuriers espagnols; et moi je suis au camp, et mon bonheur est ajourné aux calendes, si nous ne prenons Paris!...
Eh bien, neus 1q prendponii, mon arDî» veilà tout! Mai» es-tu sûr au moins de la retrouver fidèle f
Sur T-tt M je sui$,,, Ahl Dieu L., (^e repr^iiaiii.) Qt pQUPlant. qui le 3aH ?•*« Car euRni trois ans d'absenae, roMOli I El; s% Taut tout dire, aujourd'hui même, j'^ttendmnd lçUr04'§Uelttt
Qui n'est pQ» Qnoppf) venue ?
MAIILÉON, soqpiranl*
Pas encore !
HENRI
Et tu es inquiet ?
. Vollh oe que e^est que de tourner au lentioaent.
HENRI
Elle est donc bien belle! vrai?
MAULÉON
Oh I sire ! on ne peut la voir ^aqs l'aimer... et quand vous la verrp?,,.
HENRI, TÎTement.
Je Taimerai I
MAULÉON, aYee force.
Ah! sire> ne faites pas cela !...
HENRI, gaiment.
Eh, eh bien^ vantM-saint^grisI quel feul...
BELLB6ARDB.
Là! jaloux! maintenant! comme un maril... Qu'est-ce que je disais : c^estun bornrno mort!...
MAULGâir.
Un homme mortl... Allons donol
Aimer, aderer et poaraiiivro
Un ange, dont la pureté.
Dont le chaste feg^rd enivre
Mieux que l'ardente volupté!
Amour divin, lorsque le cœur se livre . A cette ivresse^ à ce transport...
Il n'efit pas mort, {Bis,}
Mms il commenod à vivrol