‹ Le capitaine Henriot: opéra-comique en trois actesChapitre 57 sur 95 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

plaît, pour un pauvre gentilhomme qui a conquis votre sou per le fer è la main...

BLANCHE et YALENTINE.

Comment?

BELLEGAKDE.

Et qui est encore à jeun.. .

BLANCHE et VALENTINB.

Est-il possible ?

BELLEGARDE

Qui a deux fois risqué sa vie pour effleurer de ses lèvres vos belles mains.

FLEI7RBTTB.

fit qui est encore è jeun ?

YALENTINE.

Pauvre jeune homme t

BELLEGARDE

Donnez à celui qui n'a pas ! (Valeatine lai tend i« maio ^n'U baise.)

BLANCHE^ lui faisant la révéreac*.

Il faut que tout le monde vive. (EUe entr* cbei «Ut atm

Valentine.)

BELLEGARDE

Ahl que c'est douxl ahl que c'est bon!... Ahf Dieu I depuis le temps... (Prêtant r oreille.) Hein 1 le pas d'un cheval... pardieu ! voila mon affaire. (Criant par la fenêtre.) £h I l'ami I arrêtez... je descends I

FLEURETTE

Par la fenêtre?...

BELLEGARDE

Je connais le chemin, (n ta pour santer par la fenêtre, poisll reTientà Flenrelte.) Tiens!... toi que j'oubllais... (n l'embrasse,

s'élance, et disparaît an dehors.) Eht Camarade, atlendez-moi... me voità.

FLEURETTE, regardant.

Ah! il aborde le cavalier... c'est un page... il l'enlève

comme une plume, il le pose à terre. (Pastorel risque on regard hors da cabinet, et voyant sa femme penchée vers la me, sort du eabinel et traverse vivement poor sortir.)

BELLEGARDE, en dehors.

Merci, camarade et bonsoir.

FLEURETTE

Et au* triple galop. ,. Oh î quelle 5iud3kC»^V ^>ifcVl<î».\ o^'^^

56 LE CAPITAINE HENUIOT

gai lé 1 (Eilo 80 retourne, Pastoroi D*a qae lo temps de se cacher derrière un fantenii k gaacho.) Voilà un homme Comme on les aime... surtout quand on est la femme de Pastorel 1

PA8T0REL, caché, h part.

• Merci !...

FLEURETTE

Or çà, maintenant que nous sommes seuls, réglons son

COmple à celui-là. (S'adressant aa cabinet.) VoUS avez beau VOUS

tenir coi, maître vaurien que vous êtes, je vous ai vu vous réfugier dans ce cabinet... sortez!... (EUe écarte la draperie.) PASTORELy à part.

Je ne demande que ça I...

FLEURETTE, regardant.

Ah 1 bohémien !... il s'est sauvé! (il bonge, elle rentend sans le Yoir.) On a bougé l il est ici ! (Elle ya yers la gauche, Pastorel derrière le fantenii.) Je t'entends... va, va, scélérat... Tu as beau faire, tu n'échapperas pas à -mes caresses !...

PASTOREL, s'esqniTant, trôs-hant.

Si 1... (il s'élance dehors par le fond.) FLEURETTE.

Ahl Pastorel, mon cœur^ mon amour... (Appelant d'une yoIx câline.) Viens, mon mignon, viens, viens, mon chéri i... (EUe

disparaît par le fond.)

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