‹ Le Capitaine Roland, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 1 sur 26 · SCÈNE I rc · texte numérisé non relu

SCÈNE I rc

NANCY puis FREYTAG.

An lever du rideau , Nancy ejt devant la glace, occupée A arranger sa coiffure.

smcT. Dieu ! comme mes cheveux vont mol aujourd’hui.

fbettac, entrant. Ah! je tous y prends, mademoiselle Nancy.

kabct. Tiens! c’est tous, M. Freytag?

frf.ttac. Toujours à votre toileite?

xakct. C’est qu’aujourd’hui nous attendons du monde... des étrangers...

fbettac. Des jeunes gens, peut-Blre?

NA5CT. Allons, tous voilà tout de suite arec tos idées... Eh bien ! tous ne le saurez pas , pour tous apprendre.

fbettac. Ma chère Nancy, il faut aroir toute ma patience pour tous aimer , c’està-dire une palieDce d’Allemand; car, ici, à Laulerbourg, Tille française sur les bords du Rhin, nous sommes Alleinnnds de complexion, et c’est fort heureux.

kanct. Heureux... jusqu’à un certain point...

fbettac. Je ne dis pas ça pour vous ; et voilà l'inconvénient d’habiter la frontière.

Air : De ta Robe el tes Rolles.

Oui, nos cœur. , ne vona en déplaise.

Sont, à coup sûr, d’un pays différent;

Vous aimez comme une Française,

Moi, je soupir’ comme uo All’mand.

Un crrnr français, je le vois avec peine,

Offre à l’araoor un terrain trop léger.

Et ma tendresse est un’ plsnte indigène Qui dépétit sur un sol étranger.

Oui, mademoiselle Nancy, vous îles trop légère, tandis que M. Naudin, votre oncle, est doué d’une pesanteur complcttement tudesque; c’est un homme qui ne peut jamais prendre un parti. Toutes les Ibis que je lui parle do notre mariage, et depuis six mois je lui en parle tous les jours!., savez-vous quelle est sa réponse?

itAïtCT. Sans doute... Il n’en a qu’une pour toutes les circonstances: «Nous verrons ça, nous verrons ça...»

fueytac. El comme il ne voit jamais rien, ea peut se prolonger indéfiniment.

iîakct. Dam! c’est son caracltre !.. .

fbettac. Mais on en sort de son caractère! Il n’y aurait rien de plus gênant qu’un caractère, si on ne pouvait J»as en sortir. Moi, je vous avertis que je vais m’échapper du mien...

nabcy. Tant mieux! vous ne pouvez qu’v gagner; car vous êtes jaloux, méfiant, querelleur... L’autre jour, vous avez encore cherché dispute à un jeune homme, parce qu’il me regardait...

fbettac. Eh bien ! oui... j’enrage... je suis méchant... il y a des momens où je voudrais tuer tout ie monde!..

kakct. Taisez-vous! taisez-vous! voici mon oncle !..

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