SCÉNE^X
Les Mômes, GABRIELLE, en femme.
gabrielle. Moi , monsieur. . .
> roland. La cousine!
5 naudin. Il était temps. . .j'étais étranglc!. .
roland. Quoi ! mademoiselle, j'aurais été assez heureux ? Ah ! de grâce , ne me trompez plus. . .
gabrielle. Non, monsieur, et vous me pardonnerez un mensongeïque vous avez provoqué vous-même. Vous paraissiez tellement désirer un fils, un ami, que je nvai pas osé me présenter. MonTcousin a jpris ma place.
naudin, à part. Encore si n cousin X \ m
gabrielle. Mais cette erreur pouvait
exposer vos jours, vous devenir fatale, et j'ai dû la faire cesser, quoiqu'il m'en coûtât; car je ne suis qu'une- demoiselle,.. Et une demoiselle, c'est tranquille... sédentaire , difficile à établir, sans compter d'autres inconvénieus.
roland. Gomment?., qui a pu vous dire?..
gabrielle. Mon cousip, qui n'a rien de caché upur moi.
roland. II né m'a pas compris.'Jamais je n'ai eu de pareilles idées. Moi... que je désire un fi!s... un garçon. ..qui deviendrait joueur, libertin, mauvais sujet... Vous ne le croyez pas ? Et d'ailleurs , en vous voyant, puis-je regretter qurlque chose?
gabrielle. Vous ne regrette! pas mon cousin?
roland. Je le devrais cependant ; car il avait de l'amitié pour moi.
gabrielle. Je partage tous ses sentimens...luiet moi... c'est presque la même chose...
roland. Je le voudrais; car, de mon côté, je pouvais lui témoigner toute mon affection.
Air nouveau de M. Doche.
*** Je lui disais : sur toi , iians cesse , Je yeux veiller avec amour; Non , plus d'ami, plus de maîtresse, Ma vie est à toi sans retour !
Comme au cousin , je n'ose vous le dire.
GABRIELLE
Mais , entre nous , tout est commun; Ce qu'il permet , moi je dois y%ouscrire.
ROLAND
Ainsi qu'à lui... quoi!., je puis vous le dire?.. GABRIELLE.
Puisque nous ne faisons qu'un.
ROLAND
Môme air.
" Avec lui, nous étions sans gêne; Quand je lui disais : mon garçon , Touche là! sa main dans la mienne Venait se placer sans façon.
Vous ne pouvez, hélas*! faire de même.
GABRIELLE
Quel obstacle?.. Il .n'en est aucun :
Voilà ma main ! Tenez !
ROLAND
Surprise extrême !
Cette blessure! Ali! grand dieul c'est lui-même!
GABRIELLE
Puisque nous ne faisons qu'un.
Roland lui baise ta main.