SCENE .XXI
Les Mêmes, FREYTAG, avec des épées.
freytag. Ah ! ça , est-ce pour se moquer de moi, me faire attendre^ ainsi... des militaires... *
roland. M. Freytag, ie l'avais parfaitement oublié. %
freytag. Monsieur î. ( Apercevant Gabrielle ) Qu'est-ce que je vois, le blancbec de ce matin...
naudin. Il l'a reconnu tout de suite,
FRivfAG. Quoi, mademoiselle, c'est vous qui m'avez r^onn^é?
gabrielle. J'en suis bien fâchée, M.
Freytag, mais il le fallait.
freytag. Comment donc, mademoiselle, toutes les fois que ça pourra vous être utile.
naudin. Eh bien, capitaine, vous qui me souteniez qu'elle avaitséduitma nièce.
roland. Vous avex été sur le point de le croire.
naudin. Cependant ça me paraissait bien invraisemblable.
freytag. Moi , je l'ai cru tout à fait; mais vous, M. le capitaine, que j'ai surpris également, vous n'êtes pas une demoiselle ?
roland. Non, pas positivement. Soyez sans crainte, il n'y a pas de risque; et quant à mademoiselle Nancy, vous pouvez l'épouser de confiance, rien ne s'y oppose.
freytag. Rien ne s'y oppose ?
Nancy, Est-il bien vrai, mon oncle?
naudin. Nous verrons ça, nous verrons ça...
freytag. Ah! par exemple ! voilà la colère qui ma revient.
Roland. Il a raison , c'est un brave, et je prends sa défense! Décidez-vous, M. Naudin , dites oui, ou je mebrouille avec vous.
naudin. Allons, capitaine ,puisquevous l'exigez, je ne dis pas non.
freytag. C'est toujours ça de gagné.