ROLAND, 1NAUDIN, GABRIELLE
en costume militaire.
kaudin, d Gabrielle. Mais pourquDi veuxtu que je t'accompagne? ça ne sert à rien.
gabrielle. Je n'aurais pas osé , toule seule...
naudin. \\ n'y a pas de risque, avec cet uniforme; c'est une bonne idée que tu as eue là... quoique je ne comprenne pas tout-à-fail.
gabrielle. Présentez-moi seulement, ensuite, laissez-moi faire; j'ai mon projet.
naudin. Allons, soit. (Haut.) Capitaine!
Roland, se retournant. Hein? qu'est-ce que c'est?
naudin, désignant Gabrielle. Le voici !..
roland. Gabriel ! mon fils ! eh bien ! tu ne viens pas m 'embrasser?
gabrielle, s'élançant. Oh! si...
Elle s'arrête tout-à-coup.
roland. 3Est-ce que je te fais peur?
Mais viens donc, viens donc!
Il l'embrasse.
naudiN) d part. Il va l'étouffer !
roland. Enfin , te voilà ! Je crois, Dieu me pardonne, qu'il a endossé mon uniforme !
naudin. Je ne voulais pas vous le dire ; mais c'est ce qui l'a retenu si long-temps.
roland. Ce cher Gabriel... c'est singulier, comme on s'abuse : je me faisais l'idée qu'il était grand et robuste, et je m'étonne que cet uniforme lui aille aussi bien. Il faut que le tailleur m'ait volé.
naudin. Je vous laisse ensemble. [A part.) A présent , qu'ils s'arrangent, je ne m'en mêle plus. -(Il sort.) ^