‹ Le capitalChapitre 113 sur 356 · Paroles de Henri Heine · texte numérisé non relu

Paroles de Henri Heine

3. « Dans les branches d’industrie qui lui sont soumises, le bill des dix heures a sauvé les ouvriers d’une dégénérescence complète et a protégé tout ce qui regarde leur condition physique. » ( Reports, etc., for 31 oct. 1849, p. 47-52). «Le capital (dans les fabriques) ne peut jamais entretenir les machines en mouvement au delà d’une période de temps déterminée sans porter atteinte a la santé et a la moralité des ouvriers, et ceux-ci ne sont point en position de se protéger eux-mêmes. » (L. c. -

4. « Un bienfait encore plus grand, c’est la distinction e nfin clairement établie entre le temps propre de l’ouvrier et celui de son maître. L’ouvrier sait maintenant quand le temps qu’il a vendu finit, et quand commence celui qui lui appartient; et cette connaissance le met à même de disposer d’avance de ses propres minutes suivant ses vues et projets. » (L. c. p. 52.)

« En constituant les ouvriers maîtres de leur propre temps, la législation manufacturière leur a donné une énergie morale qui les conduira un jour à la possession du pouvoir politique. » (L. c. p. 47). Avec une ironie contenue et en termes très-circonspects, les inspecteurs de fabrique donnent à entendre que la loi actuelle des dix heures n’a pas été sans avantages pour le capitaliste. Elle l’a délivré, jusqu’à un certain point, de cette brutalité naturelle qui lui venait de ce qu’il nlétait qu’une simple personnification du capital et lui a octroyé quelque loisir pour sa propre éducation. Auparavant « le maître n’avait de temps que pour l’argent; le serviteur que pour le travail. » (L. c. p. 48.)

Page 1