Cesprocédés (les manœuvres du capital, par exemple, de
1848 à 1850) ont fourni des preuves incontestables de la fausseté de l’assertion si souvent mise en avant, d'après laquelleles ouvriers n’ont pas besoin de protection, mais peuvent être con-
lité le vampire qui le suce ne le lâche point tant qu’il lui reste un muscle, un nerf, une goutte de sang à exploiter 1 . Pour se défendre contre « le serpent de leurs tourments 2 , » il faut que les ouvriers ne fassent plus qu’une tête et qu’un cœur ; que par un grand effort collectif, par une pression de classe, ils dressent une barrière infranchissable, un obstacle social qui leur interdise de se vendre au capital par « contrat libre, » eux et leur progéniture, I jusqu’à l’esclavage et la mort 3 .
Le pompeux catalogue des « droits de l’homme » est ainsi remplacé par une modeste « grande charte » qui détermine légalement la journée de travail et « indique enfin clairement quand finit le temps que vend le travailleur, et quand commence le temps qui lui appartient 4 . » Quantum mutatus ab illo !
sidérés comme des agents libres dans la disposition de la seule propriété qu’ils possèdent, le travaille leurs mains et la sueur de leurs fronts. » ( Reports, etc., for 30 april 1850, p, 45.) « Le travail libre, si on peut l’appeler ainsi, même dans un pays libre, requiert le bras puissant de la loi pour le protéger. » (Reports, etc., for 31 oct. 1864, p. 34.) « Permettre, est la même chose que forcer.... de travailler 14 heures par jour, avec ou sans repos. » ( Reports, etc., for 30 april 1863, p. 40.)