A. Ferguson: History of Civil Society. Part. IV, ch. n
2. Dans les manufactures proprement dites « la totalité des ouvriers qui y sont employés est nécessairement peu nombreuse, et ceux qui sont occupés à chaque différente branche de l’ouvrage, peuvent souvent être réunis dans le même atelier, et placés à la fois sous les yeux de l’observateur. Au contraire, dans ces grandes manufactures (!) destinées à fournir les objets de consommation de la masse du peuple, chaque branche de l’ouvrage emploie un si grand nombre d’ouvriers qu’il est impossible de les réunir tous dans le même atelier. ....La division y est moins sensible, et, par cette raison a été moins bien observée. » (A. Smith : Weallh of Nations, 1. I, ch. i.) Le célèbre passage dans le même chapitre qui’ commence par ces mots : « Observez dans un pays civilisé et florissant, ce qu’est le mobilier d’un simple journalier ou du dernier des manœuvres, , etc., et qui déroule ensuite le tableau des innombrables travaux sans l’aide et le concours desquels ' le plus petit particulier, dans un pays civilisé, ne pourrait ê tre vêtu et meublé » : — ce passage est presque littéralement copié des Remarques ajoutées par B. de Mandeville à son ouyra ge> ; .The Fable of the Bees, or Privale Vices, Fublick BeneRts l r * édltlûû sans remarques, 1706; édition avec des remarques, 1714.
3. . Il n’y a plu; rien que l’on puisse nommer la récompense naturelle du travail individuel. Chaque travailleur ne produit plus qu’une partie d’un tout, et chaque partie n’ayant ni valeur ni utilité par elle-même, il n’y a rien que le travailleur puisse s’attribuer, rien dont il puisse dire : ceci est mon
produit, je veux le garder pour moi-même. » (Labour defendedagainst the claims of Capital. \Lond., 1825, p. 25.) L’auteur de cet écrit remarquable est Ch. Hodgskin, déjà cité.
1. C’est ce qui a été démontré d’une manière singulière aux Yankees. Parmi les nombreux et nouveaux impôts imaginés à Washington pendant la guerre civile, figurait une accise de 6 0/0 sur les produits industriels. Or, qu’est-ce qu’un produit industriel? A cette question posée par les circonstances la sagesse législative répondit: «Une chose.devient produit quand elleestfaite (when it is made), et elle est faite dès qu’elle est bonne pour la vente. » Citons maintenant un exemple entre mille. Dans les manufactures de parapluies et de parasols, à New-York et à Philadelphie, ces articles étaient d’abord fabriqués en entier, bien qu’en réalité ils soient des mixtai composila de choses complètement hétérogènes. Plus tard les différentes parties qui les constituent devinrent l’objet d’autant de fabiications spéciales disséminées en divers lieux, c’est-à-dire que la division du travail, de manufacturière qu’elle était, devint sociale. Les produits des divers travaux partiels forment donc maintenant autant de marchandises qui entrent dans la manufacture de parapluies et de parasols pour y être tout simplement réunis en un tout. Les Yankees ont. baptisé ces produits du nom d’articles assemblés (assembled articles), nom qu’ils méritent d’ailleurs à cause des impôts qui s y trouvent réunis. Le parapluie paye ainsi 6 0/C d’accise sur le prix de chacun de ses éléments qui entre comme une marchandise dans sa manufacture* et çle plus 6 CL/0 sur son nropre prix total.