‹ Le capitalChapitre 184 sur 356 · Reports, etc., for 31 t oct. 1856, » p · texte numérisé non relu

Reports, etc., for 31 t oct. 1856, » p

la partie variable, avancée en salaires, soit, 1 1. st. par ouvrier. Dès que le système mécanique est introduit, la composition de ce capital change : sur quatre cinquièmes ou 400 1. st. de capital constant, par exemple, il ne contient plus que 100 1. st. de capital variable, convertible en force de travail. Deux tiers des ouvriers jusque-là occupés sont donc congédiés. Si la nouvelle fabrique fait de bonnes affaires, s’étend et parvient à élever son capital de 500 à 1500 1. st., et que les autres conditions de la production restent les mêmes, elle occupera alors autant d’ouvriers qu’avant la révolution industrielle, c’est-à - dire 300. Le capital employé s’élève-t-il encore jusqu’à 2000 1. st., c’est 400 ouvriers qui se trouvent dès lors occupés, un tiers de plus qu’avec l’ancien mode d’exploitation. Le nombre des ouvriers s’est ainsi accru de 100 ; mais relativement, c’est-à-dire proportionnellement au capital avancé, il s’est abaissé de 800, car, avec l’ancien mode de production, le capital de 2000 1. st. aurait enrôlé 1200 ouvriers au lieu de 400. Une diminution relative des ouvriers employés est donc compatible avec leur augmentation absolue, et dans le système mécanique, leur nombre ne croit jamais absolument sans diminuer relativement à la grandeur du capital employé et à la masse des marchandises produites.

Nous venons de supposer que l’accroissement du capital total n’amène pas de changement dans sa composition, parce qu’il ne modifie pas les conditions de la production. Mais on sait déjà qu’avec chaque progrès du machinisme, la partie constante du capital, avancée en machines, matières premières, etc., s’accroît, tandis que la partie variable dépensée en force de travail diminue ; et l’on sait en même temps que dans aucun autre mode de production les perfectionnements ne sont si continuels, et par conséquent, la composition du capital si sujette à changer. Ces changements sont cependant toujours plus ou moins interrompus par des points d’arrêt et par une extension purement quantitative sur la base technique donnée, et c’est ce qui fait augmenter le nombre des ouvriers occupés. C’est ainsi que, dans les fabriques de coton, de laine, de worsled , de lin et de soie du Royaume-Uni, le nombre total des ouvriers employés n’atteignait en 1835 que le chiffre de 354 684, tandis qu’en 1861, le nombre seul des tisseurs à la mécanique (des deux sexes et de tout âge à partir de huit ans] s’élevait à 230,654. Cet accroissement, il est vrai, était acheté en Angleterre par la suppression de huit cent mille tisserands à la main, pour ne pas parler des déplacés de l’Asie et du continent européen \

Tant que l’exploitation mécanique s’étend dans

1. « Les souffrances des tisseurs à la main (soit de coton soit de matières mêlées avec le coton) ont été l’objet d’une enquête de la part d’une commission royale; mais quoique l’on ait reconnu et plaint profondément leur misère., on a abindonné au hasard et aux vicissitudes du temps l’amélioration de leur sort. Il faut espérer qu’aujourd’hui (vingtans plus tard!) ces souffrances sont à peu près (nearly) effacées, résultat auquel, selon toute vraisemblance, la grande extension des métie -s à vapeur a beaucoup contribué. » (L. c., p. 15.)

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