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Reports, etc., 30 th. april 1864, » p

Le nombre des jeunes prostituées s’est plus accru que depuis les vingt-cinq dernières années *. «

On ne trouve donc dans les quarante-cinq premières années de l’industrie cotonnière anglaise, de 1770 à 1815, que cinq années de crise et de stagnation; mais c’était alors l'époque de son monopole sur le monde entier. La seconde période de quarante-huit ans, de 1815 à 1836, ne compte que vingt années de reprise et de prospérité con tre vingt-huit de malaise et de stagnation. De 1815 à J 830, commence la concurrence avec l’Europe continentale et les États-Unis. A partir de 1833 les marchés de l’Asie sont conquis et développés au prix « de la destruction de la race humaine. 53 Depuis l’abrogation de la loi des céréales, de 1846 à 1863, pour huit années d’activité et de prospérité on en compte neuf de crise et de stagnation. Quant à ce qui est de la situation des ouvriers adultes de l’industrie Cotonnière, même pendant les temps de prospérité, on peut en juger par la note ci-dessous 2 .

Révolution opérée dans la manufacture, le métier et le travail à domicile par la grande industrie.

a) Suppression de la coopération fondée sur le métier et la division du travail.

Nous avons vu comment l’exploitation mécanique supprime la coopération fondée sur le métier et

1. Extrait d’une lettre du chef constable Harris de Bolton dans a Reports ofinsp. of Fact. 31 st. oct. 1865, » p. 61, 62.

2. On lit dans un appel des ouvriers cotonniers t du printemps de 1863, pour la formation d’une société d’émigration :

« Il ne se trouvera que bien peu de gens pournier qu’une grande émigration d’ouvriers de fabrique soit aujourd’hui absolument nécessaire, et les faits suivants démontreront qu’en tout temps, sans un courant d’émigration continu, il nous, est impossible de maintenir notre position dans les circonstances ordinaires. En 1814, la valeur officielle des cotons exportés (laquelle n’est qu’un indice de la quantité), se montait à, 17 665 378 liv. st.; leur valeur de marché réelle, au contraire, était de 20070 824 liv. st. En 1858, la valeur officielle des cotons exportés étant de 182221 681 liv. st., leur valeur démarché ne s’éleva pas au-dessus de 43 001322liv. st., en sorte que pour une quantité décuple, l’équivalent obtenu ne fut guère plus que double. Diverses causes concoururent à produire ce résultat si ruineux pour le pays en général et pour les ouvriers de fabrique en particulier.... Une des principales, c’est qu’il est indispensable pour cette branche d’industrie, d’avoir constamment à sa disposition plus d’ouvriers qu’il n’en est exigé en moyenne, car il lui faut, sous peine d’anéantissement, un marché s’étendant tous les jours davantage. Nos fabriques de coton peuvent être arrêtées d’un moment à l’autre par cette stagnation périodique du commerce qui, dans l’organisation actuelle, est aussi inévitable que la mort. Mais l’esprit d’invention de l’homme ne s’arrête pas pour cela. On peut évaluer au moins à six millions le nombre des émigrés dans les vingt-cinq dernières années; néanmoins; par suite d’un déplacement constant de travailleurs en vue de rendre le produit meilleur marché, il se trouve même dans les temps les plus prospères, un nombre proportionnellement considérable d’hommes adultes hors d’état de se procurer, dans les fabriques, du travail de n’importe quelle espèce et à n’importe quelles conditions. » ( Reports of insp. of fact. 30 th. april 1863, p. 51, 52.) On verra dans un des chapitres suivants, comment messieurs les fabricants, pendant la terrible crise cotonnière, ont cherché à empêcher l’émigration de leurs ouvriers par tous les moyens, même par la force publique

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