‹ Le capitalChapitre 258 sur 356 · Ii. c., p · texte numérisé non relu

Ii. c., p

/jnent anglais, est venu dévoiler à scs électeurs dans une adresse sur le pnr du travail dans l’avenir « Si la Chine, dit-il, devient un grand pays manufacturier, je ne vois pas comment la population industrielle de l’Europe saurait soutenir la lutte sans descendre au niveau de ses concurrents 4 . » i

Vingt ans plus tard un Yankee baronnisé, Benjamin Thompson (dit le comte Rumford), suivit la même ligne philanthropique à la grande satisfaction de Dieu et des hommes. Ses Essays 2 sont un vrai livre do cuisine ; il donne des recettes de toute espèce pour remplacer par des succédanés les aliments ordinaires et trop chers du travailleur. En voici une des plus réussies :

« Cinq livres d’orge, dit ce philosophe, cinq livres de maïs, trois d. (en chiffres ronds : 34 centimes) de harengs, un d. de vinaigre, deux d. de poivre et d’herbes, un d. de sel — le tout pour la somme de 20 | d. — donnent une soupe pour soixante-quatre personnes, et, au prix moyen du blé, les frais peuvent être réduits à { d. (moins de 3 centimes) par tête. » La falsification des marchandises, marchant de front avec le développement de la production capitaliste, nous a fait dépasser l’idéal'de ce brave Thompson 3 .

A la fin du dix-huitième siècle et pendant les vingt premières années du dix-neuvième, les fermiers et L ^ landlords anglais rivalisèrent d’efforts pour faire descendre le salaire à son minimum absolu. A cet effet on payait moins que le minimum sous forme de salaire et on compensait le déficit par l’assistance paroissiale. Dans ce bon temps, ces ruraux anglais avaient encore le privilège d’octroyer un tarif légal au travail agricole, et voici un exemple de Y humour bouffonne dont ils s’y prenaient : « Quand les

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