‹ Le capitalChapitre 263 sur 356 · Sismondi, 1. c. p · texte numérisé non relu

Sismondi, 1. c. p

lui-ci lui en fasse un revenu additionnel.) «Leproduit du travail », dit J. St. Mill , «est aujourd’hui distribué en raison inverse du travail ; la plus grande part est pour ceux qui ne travaillent jamais ; puis les mieux partagés sont ceux dont le travail n’est presque que nominal, de sorte que de degré en degré la rétribution se rétrécit à mesure que le travail devient plus désagréable et plus pénible, si bien qu’entin le labeur le plus fatigant, le plus exténuant, ne peut pas même compter avec certitude sur l’acquisition des choses les plus nécessaires à la vie l . »

Ce qu’il aurait donc fallu prouver avant tout, c’était que, malgré son origine toute récente, le mode capitaliste de la production sociale en est néanmoins le mode immuable et «naturel». Mais, même dans les données du système capitaliste, il est faux que le « fonds de salaire » soit prédéterminé ou par la grandeur de la richesse sociale ou par celle du capital social.

Le capital social n’étant qu’une fraction variable et flottante de la richesse sociale, le fonds de salaire, qui n’est qu’une quote-part de ce capital, ne t aurait être une quote-part fixe et prédéterminée de la richesse sociale: de l’autre côté, la grandeur relative du fonds de salaire dépend de la proportion suivant laquelle le capital social se divise en capital constant et en capital variable, et cetteproportion , comme nous l’avons déjà vu et comme nous l’exposerons encore plus en détail dans les chapitres suivants, ne reste pas la même durant le cours de l’accumulation.

Un exemple de la tautologie absurde à laquelle aboutit la doctrine de la quantité fixe du fonds de salaire nous est fourni par le professeur Fawcetl.

«Le capital circulant d’un pays », dit-il «est son fonds d’entretien du travail. Pour calculer le salaire

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