‹ Le capitalChapitre 264 sur 356 · J. St. Mill : » Principles of Pol. Economy · texte numérisé non relu

J. St. Mill : » Principles of Pol. Economy

moyen qu’obtient l’ouvrier, il suffit donc de diviser tout simplement ce capital par le chiffre de la population ouvrière» 1 , c’est-à-dire que l’on commence par additionner les salaires individuels actuellement payés pour affirmer ensuite que cette addition donne la valeur « du fonds de salaire ». Puis on divise cette somme, non par le nombre des ouvriers employés, mais par celui de toute la population ouvrière, et l’on découvre ainsi combien il en peut tomber sur chaque tête ! La belle finesse I

Cependant, sans reprendre baleine, M. Fawcett continue : «La richesse totale, annuellement accumulée en Angleterre, se divise en deux parties: L’une est employée chez nous à l’entretien de notre propre industrie ; l’autre est exportée dans d’autres pays.... La partie employée dans notre industrie ne forme pas une portion importante de la richesse annuellement accumulée dans ce pays 2 ».

Aussi ia plus grande partie du produit net, annuellement croissant, se capitalisera non en Angleterre, mais à l’étranger. Elle échappe donc à l’ouvrier anglais sans compensation aucune. Mais, en même temps que ce capital surnuméraire, n’exporterait-on pas aussi par hasard une bonne partie du fonds assigné au travail anglais par la Providence et par Bentham 3 ? v

1. H. Fawcett : Prof, of Pol. Econ. at Cambridge : « The Economie Position of the British Labourer ». London 1865

3. On pourrait dire que ce n’est pas seulement du capital que l’on exporte de l’Angleterre, mais encore des ouvriers, sous forme d’émigration. Dans le texte, bien entendu, il n’est point question du pécule des émigrants, dont une grande partie se compose d’ailleurs de fils de fermiers et de membres des classes supérieures. Le capital surnuméraire transporté chaque^ année de l’Angleterre à l’étranger pour y être placé à intérêts, est bien plus considérable par rapport à l’accumulation annuelle que ne l’est l’émigration annuelle par rapport à l’accroissement annuel de la population.

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