‹ Le capitalChapitre 271 sur 356 · L. c., trad. Garnier, t. I, p · texte numérisé non relu

L. c., trad. Garnier, t. I, p

ments plus gigantesques appliqués aux nombreuses branches de la manufacture de métaux. Au milit u de cet accroissement général — accroissement des moyens de production par rapport au travail employé — le procédé du puddlage est resté presque stationnaire et met aujourd’hui des entraves insupportables au mouvement industriel.... Aussi est-on en voie d’y suppléer dans toutes les grandes usines par des fourneaux à' révolutions automatiques et capables de fournées colossales tout à fait hors de la portée du travail manuel 1 . »

Donc, après avoir révolutionné l’industrie du fer et provoqué une grande extension de l’outillage et de la masse des matériaux m>s en oeuvre par une certaine quantité de travail, le puddlage est devenu, dans le cours de l’accumulation, un obstacle économique dont on est en train de se débarrasser par de nouveaux procédés propres à reculer les bornes qu’il pose encore à l’accroissement ultérieur des moyens matériels de la production par rapport au travail employé. C’est là l’histoire de toutes les découvertes et inventions qui surviennent à la suite de l’accumulation, comme nous l’avons prouvé du reste en retraçant la marche de la production moderne depuis son origine jusqu’à notre époque 2 .

'Dans le progrès de l’accumulation il n’y a donc pas seulement accroissement quantitatif et simultané des divers éléments réels du capital: le développement des puissances productives du .travail social que ce progrès amène se manifeste encore par des changements qualitatifs, par des changements graduels dans la composition technique du capital, dont le facteur objectif gagne progressivement en grandeur proportionnelle par rapport au facteur subjectif, c’est-à-dire que la masse de l’outillage et des matériaux augmente de plus en plus en comparaison de la somme de force ouvrière nécessaire pour les mettre en œuvre. A mesure donc que l’accroissement du capital rend le travail plus productif, il en diminue la demande proportionnellement à sa propre grandeur.

Ces changements dans la composition technique du capital se réfléchissent dans sa compositionvaleur, dans l’accroissement progressif de sa partie constante aux dépens de sa partie variable, de manière que si, par exemple, à une époque arriérée de l’accumulation, il se convertit 50 pour % de la valeur-capital en moyens de production, et 50 pour °/ 0 en travail, à une époque plus avancée il se dépensera 80 pour % de la valeur-capital en moyens de production et 20 pour % seulement en travail. Ce n’est pas, bien entendu, le capital tout entier, mais seulement sa partie variable, qui s’échange contre la force ouvrière et forme le fonds à répartir entre les salariés.

Cette loi de l’accroissement progressif de la partie constante du capital par rapport à sa partie variable se trouve, comme nous l’avons vu ailleurs, à chaque pas confirmée par l’analyse comparée des prix des marchandises, soit qu’on compare différentes époques économiques chez une même nation, soit qu’on compare différentes nations dans la

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