‹ Le capitalChapitre 287 sur 356 · Cherbuliez, 1. c., p · texte numérisé non relu

Cherbuliez, 1. c., p

son aise ; et les nations riches, c’est là où il est ordinairement pauvre 1 . »

Illustration de la loi générale de l’accumulation capitaliste.

a) L’Angleterre de 1846 à 1866.

Aucune période de la société moderne ne se prête mieux à l’étude de l’accumulation capitaliste que celle des vingt dernières années 2 : il semble qu’elle ait trouvé l’escarcelle enchantée de Fortunatus. Cette fois encore l’Angleterre figure comme le pays modèle, et parce que, tenant le premier rang sur le marché universel, c’est chez elle Seule que la production capitaliste s’est développée dans sa plénitude, et parce que le règne millénaire du libre échange, établi dès 1846, y a chassé l’économie vulgaire de ses derniers réduits. Nous avons déjà suffisamment indiqué (sections III et IV) le progrès gigantesque dë la production anglaise pendant cette période de vingt ans, dont la dernière moitié surpasse encore debeaucoup la première.

Bien que dans le dernier demi-siècle la population anglaise se soit accrue très-considérablement, son accroissement proportionnel où le taux de l’augmentation a baissé constamment, ainsi que le montre le tableau suivant emprunté au recensement officiel de 1861 :

TAUX ANNUEL POUR CENT DE L’ACCROISSEMENT DE LA POPULA¬ TION DE L’ANGLETERRE ET DE LA PRINCIPAUTÉ DE GALLES, EN

nombre décimaux :

Examinons maintenant l’accroissement parallèle de la richesse. Ici la base la plus sûre, c’est le mouvement des profits industriels, rentes foncières, etc., soumis à l’impôt sürle revenu. L’accroissement des profits imposés (fermages et quelques autres catégories non comprises) atteignit, pour la Grande- Bretagne, de 1853 à 1864, le chiffre de 50.47 % (ou 4.58% par an, en moyenne 3 ), celui de la population, pendant la même période, fut de 12%. L’augmentation des rentes imposables du sol (y compris les maisons, les chemins de fer, les mines, les pêcheries etc.) atteignit, dans le même intervalle de temps, 38 % ou 3 % 2 % par an, dont la plus grande part revient aux catégories suivantes :

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