Paroles de Henri Heine
3. * Dans les branches d’industrie qui lui sont soumises, le bill des dix heures a sauvé les ouvriers d’une dégénérescence complète et a protégé tout ce qui regarde leur condition physique. . ( Reports , etc., for 31 oct. 1849, p. 47-52). <. Le capital (dans les fabriques) ne peut jamais entretenir les machines en mouvement au delà d’une période de temps déterminée sans porter atteinte à la santé et à la moralité des ouvriers, et ceux-ci ne sont point en position de se protéger eux-mêmes i (L c
I. • Nous, li s travailleurs de Dunkirk, déclarons que la longueur du temps de travail requise sous le système actuel est i trop grande, et que, loin de laisser à l’ouvrier du temps pour . se repriser et s'instruire, elle le plonge dans un état de servi- : Utdn qui ne vaut guère mieux que l’esclavage (a condition of i servitude luit lilllc botter lhan slavorv). C’est pourquoi nous I décidons que K heures suffisent pour une journée do travail et i doivent être reconnues légalement comme suffisantes; que , nous appelons à notre secours la presse, ce puissant levier.... t et que nous considérons tous ceux qui nous refuseront cet appui comme ennemis do la réforme du travail cl des droits du
travailleur. » {Récitions des travailleurs <te Dunkirk, État de
New-Vmk, iKOli.)
, ;• hrjunts. [„r 31 oct. 1848, p. 112.
. J}' procédés (les manœuvres du capital, par exemple, de
, Y? :l lti',ll>"iit lonrni des preuves incontestables de la fausseté
-tel assertion si souvent miso en avant, d après laquelle les ou-
,s u ont pas besoin de protection, mais peuvent être con-
4. .Un bienfait encore plus grand, c’est la distinction enfui clairement établie entre le temps propre de l’ouvrier et celui de son maître. L’ouvrier sait maintenant quand le temps qu’il a vendu finit, et quand commence celui qui lui appartient; et celte connaissance le met à même de disposer d’avance de ses propres minutes suivant ses vues et projets. » (L. c. p. 52.) z En constituant les ouvriers maîtres de leur propre temps, la législation manufacturière leur a donné une énergie morale qui les conduira un jour à la possession du pouvoir politique. » (L. c. p. 47). Avec une ironie contenue et en termes très-circonspects, les inspecteurs de fabrique donnent à entendre que la loi actuelle des dix heures n’a pas été sans avantages pour le capitaliste. Elle l’adélivré, jusqu’à un certain point, de cette brutalité naturelle qui lui venait de ce qu’il n’était qu’une simple personnification du capital et lui a octroyé quelquo loisir pour sa propre éducation. Auparavant « le maître n’avait de temps que pour l’argent; le serviteur que pour le travail. » (L. c. p. 48.)