‹ Le capital T. 1Chapitre 157 sur 357 · TÛ · texte numérisé non relu

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v- vu .ru une charrue à vapeur, dont les

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2‘auunt de besogne que 66 laboureurs coûtant 15 sc h par heure. Il est important ici de faire disparaître un malentendu assez commun. Ces 15 sch. ne sont pas l’expression monétaire de tout le travail iépensé dans une heure par les 66 hommes. Si le rapport de leur surtravail à leur travail nécessaire rs ldc 100 V,, les 66 laboureurs ajoutent au produit par leur heure collective 66 heures de travail ou une ■aleur de 30 sch. dont leur salaire ne forme que la moitié. Or, ce n’est pas leur salaire que la machine remplace, mais leur travail.

En supposant donc que 3000 1. st. soient le prix

ou de 160 ouvriers ou de la machine qui les déplace, celle somme d’argent, par rapport à la machine, exprime tout le travail — travail nécessaire et surtravail — réalisé en elle, tandis que par rapport aux ouvriers elle n’exprime que la partie payée de leur travail. Une machine aussi chère que la force du travail quelle remplace, coûte donc toujours moins de travail qu’elle n'en remplace*.

Considéré exclusivement comme moyen de rendre le produit meilleur marché, l’emploi des machines rencontre une limite. Le travail dépensé clans leur production doit être moindre que le travail supplanté par leur usage. Pour le capitaliste cependant celte limite est plus étroite. Comme il ne paye pas le travail mais la force de travail qu’il emploie; il est dirigé dans ses calculs par la différence de valeur entre les machines et les forces de travail qu'elles peuvent déplacer. La division de la journée en travail nécessaire et surtravail diffère, non-seulement en divers pays, mais aussi dans le même, pays à diverses périodes, et dans la même période en diverses branches d’industrie. En outre, le salaire réel du travailleur monte tantôt au-dessus, et descend tantôt au-dessous de la valeur de sa force. De toutes ces circonstances, il résulte que la dillereuce entre le prix d’une machine et celui de la lovee de travail peut varier beaucoup, lors même que la dillércnce entre le travail nécessaire à la production de la machine, et la somme de travail quVIle remplace reste constante. Mais c’est la première différence seule qui détermine le prix de revient pour le capitaliste, et dont la concurrence le lu.ee à tenir compte. Aussi voit-on aujourd'hui des machines inventées en Angleterre qui ne trouvent loin emploi que dans l’Amérique du Nord. Pour la

[b-m V\S|0n’- ' ,'v"eiriaKne au seizième et dix-sep- I I 1 °> luvi*nlait des machines dont la Hollande seule se servait ; et mainte invention fran-

; 11 ;1“-h,,,lu»‘ si^le n’était exploitée que

par 1 Angleterre. r 1

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En tout pays cl ancienne civilisation, l'emploi des acinnes dans quelques branches d’industrie produit dans d autres une telle surabondance de travail (redundan et/ of labour, dit Ricardo),que la baisse u salaire au-dessous de la valeur de la force de 'ai , met ici obstacle à leur usage et le rend su-

d'un ™uets ^*?s maclli'ies) sont toujours le produit

même qu’ils son^ a« I[ï0,ndre lllle celui qu’ils déplacent, lors c. p. 40.) ° ia mème valeur monétaire. • (Ricardo

perdu, souvent même impossible au point de vue du capital, dont le gain provient en effet de la diminution, non du travail qu’il emploie, mais du travail qu’il paye.

Pendant les dernières années, le Iravail des enfants a été considérablement diminué, et même çà et là presque supprimé, dans quelques branches de la manufacture de laine anglaise^Pourquoi?

L’acte de fabrique forçait d’employer une double série d’enfants dont l'une travaillait 6 heures, l’autre 4, ou chacune 5 heures seulement. Or, les parents ne voulurent point vendre les demi-temps (half times) meilleur marché que les temps-entiers (full times). Dès-lors les demi-temps furent remplacés par une machine ' . Avant l’interdiction du travail des femmes et des enfants (au-dessous de 10 ans) dans les mines, le capital trouvait la méthode de descendre dans les puits des femmes, des jeunes filles et des hommes nus liés ensemble, tellement d’accord avec son code de morale et surtout avec son grand-livre, que ce n’est qu’après l’interdiction qu’il eut recours à la machine et supprima ces mariages capitalistes. Les Yankees ont inventé des machines pour casser et broyer les pierres. Les Anglais ne les emploient pas parce que le « misérable » (« ivretch , » tel est le nom que donne l’économie politique anglaise à l’ouvrier agricole) qui exécute ce travail reçoit une si faible partie de ce qui lui est dû, que l’emploi de la machine enchérirait le produit pour* le capitaliste2. En Angleterre, on se sert encore, le long des canaux, de femmes au lieu de chevaux poulie halage 1 , parce que les frais des chevaux et des machines sont des quantités données mathématiquement, tandis que ceux des femmes rejetées dans la lie de la population, échappent à tout calcul. Aussi c’est en Angleterre, le pays des machines, que la force humaine est prodiguée pour des bagatelles avec le plus de cynisme.

Réaction Immédiate de l’industrie mécanique surle travailleur.

Il a été démontré rnie le point de départ de la grande industrie est le moyen de travail qui une fois révolutionné revêt sa forme la plus développée

1. « Ce n’est que par nécessité que les maîtres retiennent deux séries d’enfants au dessous de 13 ans.... En fait, une classe de manufacturiers, les filateurs de laine, emploient rarement des enfants au-dessous de 13 ans, c’est-à-dire des demi-temps. Ils ont introduit des machines nouvelles et perfectionnées de diverses espèces, qui leur permettent de s’en passer. Pour donner un exemplede cette diminution dans le nombre des enfants, je mentionnerai un procès de travail dans lequel, grâce à l’addition aux machines existantes d’un appareil appelé piecing machine, le travail de six on de quatre demi-temps, suivant la particularité de chaque machine, peut être exécuté par une jeune personne (au-dessus de 13 ans).... C’est le système dos demi-temps qui a suggéré l’invention de la piecing machine. » (Reports of Insp. of Fact. for 31 Oct. 1858.)

2. « Il arrive souvent que la machine ne peut être employée à moins que le travail (il veut dire le salaire) ne scleve. » (Ricardo 1. c. p. 4T9.)

3. Voy. : Report ofthe Social Science Congress at Edinburgh. October 1803.

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