‹ Le capital T. 1Chapitre 2 sur 357 · LA MARCHANDISE · texte numérisé non relu

LA MARCHANDISE

tes deux facteurs de la marchandise : Valeur d’usage et valeur d’échange ou valeur proprement dito (Substance de la valeur. Grandeur de la valeur)

La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une «immense accumulation de marchandises’.» j cina jse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches.

La marchandise est d’abord un objet extérieur, ''*^1 C,losc c{n* Par ses propriétés satisfait des behp • *Un?ainS n’importe quelle espèce. Que ces 8 aient pour origine l’estomac ou la fantaisie, Um nature ne change rien à l’affaire ». Il ne s’agit 1.' ’. ir°.*J J1 LIS !C1 savoir comment cos besoins sont satisfaits, soit immédiatement, si l'objet est

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■i. ■ I.c désir implique le besoin; c’est l'appétit de l’eàprit lui est aussi naturel que la faim l’est au corps. C’est de •' que in plupart des choses tirent leur valeur. . Nicholas larlmn : « A iuscourse ou coiniug llie new mouey liglipLiu nimver lu Mr. J/iclic's considérations, etc. « London, lGDo’ *• ï el :i.

moyen de subsistance, soit par une voie détournée, si c’est un moyen de production.

Chaque chose utile, comme le fer, le papier, de., peut être considérée sons un double point de vue, celui de la qualité et celui de la quanlilé. Chacune est un ensemble de propriétés diverses et peut par conséquent être utile par différents côtés. Découvrir ces côtés divers et en même temps les divers usages des choses est une œuvre de l’histoire '. Telle es! la découverte de mesures sociales pour la (juanlilo des choses utiles. La diversité de ces mesures des marchandises a pour origine en parlie la nature vaii 'o des objels à mesurer, en parlie la convention.

L’utilité d’une chose fait de cette chose une vu-

]. . Les choses ont uuc t crlu intrinsèque f rirtnr, telle es t clicz Barbon la désignation spécifique pour nth «r d'ii.v.op i qui un tout lieu ont la mémo qualité, connue l'aimant p u exemple attire le fer (1. c. p. iti). La propriété qu'a l’aimant d'attirer !>-• fur no devient utile que lorsque par sua moyeu «u edi découvert la jioiarilë magnétique. »

.l'ucirr,. I. Mais cette ulilité i'’il r,rn, (l° vnR,ie h Déterminée par les proprietcsdu corps

|;, marchandise, cll« n’esintc point sans lui. '< corps Ini-mèine. (cl que far, froment, diamant, etc. , csl . conséquemment une valeur d ^age. et ce n es ™.s le plus. nu moins de travail qu il faut a 1 homme pour s’approprier les qualités utiles qui lui donnent ce caractère. Quand il est question do valeurs d usage. on sous-entend toujours une quantité déterminée, comme une douzaine de montres, un me ic de î oi lr>, une tonne de 1er, etc. Les valeurs dusage des marchandises fournissent le fonds d un savoir ..(iriiculier, rie la science et de la routine commerciales*. Les valeurs d’usage ne se réalisent que dans l'usage ou la consommation. Elles forment la »mlirrcdte la Richesse , quelle que soit la forme sociale (la celle richesse. Difns la société que nous avons a examiner, elles sont en même temps les soutiens materiels de la. valeur d échangé.

La valeur d'échange apparaît d’abord comme le rapport quantitatif, comme la proportion dans laquelle îles valeurs d’usage d’espèce différente s échangont l’une contre 1 autre1, rapport qui change coi islam ment avec le temps et le lieu. La valeur d'échange semble donc quelque chose d arbitraire H. de purement relatif; une valeur d’échange immanente, intrinsèque à la marchandise, parait être, comme dit l’école, une conlradiclio in ailjectol‘.Gonsidérons la chose de plus près.

line marchandise particulière, un quarteron de froment, par exemple, s’échange dans les proportions les plus diverses avec d’autres articles. Cependant sa valeur d’échange reste immuable, flequelquc manière qu’ou l’exprime, en x cirage, y soie, z or, et. ainsi de suite. Elle doit donc avoir un contenu distinct de ces expressions diverses.

Primons encore deux marchandises, soit du froment et du fer. Quel que soit leur rapport d’échange, il peut toujours être représenté par une équation dans laquelle, une quantité, donnée de froment est reputre egah* à une quantité quelconque, de fer, par exemple : 1 quarteron de. froment — «kilogramme do fer. Que signifie celte équation ? C’est que dans deux objets dillérenls, dans 1 quarteron de froment et flans a kilogramme de fer, il existe, quelque chose fie commun. Les deux objets sont donc égaux à un

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