Child. Empl. Comm. i Hep. 1863, ■ p. 18ô
eniploi abusif de femmes et d’enfants, par la hrua^0n conditions normales de vie cl.
Hn 1 1ytC’i pai Slml')le cfiet de l’excès de travail et. ow *™1 ?°CkTnu' se heurte à la fin contre des
rêlent .? P-hyS,° 0gl(lueR ‘«franchissables. Là s’arc eut aussi par conséquent la réduction du prix des marchandises obtenue par ces procédés et l’exploitation capitaliste fondée, sur eux. Pour atteindre ce point il faut de longues années; alors sonne.
heure des machines et de la transformation désormais rapide du travail domestiquo et de la manufacture en fabrique.
La production des articles d’habillement. MVVaring Apparel), nous fournit l’exemple le. plus étonnant de cette transformation. D’après la classification de la Commission royale, chargée de l'enquête sur l’emploi des femmes et des enfants, cette industrie comprend des faiseurs de chapeaux de paille, de chapeaux de dames, de capuchons, de chemises, des tailleurs, des modistes, des couturières, des gantiers, des corsctièrcs, des cordonniers et. une foule de petites branches accessoires comme la fabrication des cravates, des faux-cols, etc. Le nombre de femmes employées dans cette industrie en Angleterre et dans le comté de Galles, s'élevait en 1861 à 586 298, dont 1 15 242 au moins ao-rlessous de vingt ans et 16 650 au-dessous de quinze. Dans la même année, ce genre d’ouvrières formait dans le Royaume-Uni un total de 750 334 personnes. Le nombre des ouvriers mâles occupés en même temps en Galles et’en Angleterre à la fabrication des chapeaux, des gants, des chaussures et à la confection des vêtements était de 437 909, dont 14 964 au-dessous de quinze ans, 89 285 âgés de quinze à vingt ans et 333 117 au-dessus de vingt. Beaucoup de petites industries du même genre ne sont pas comprises dans ces données. Mais en prenant les chiffres tels quels, on obtient, d’après le recensement de 1861, pour l’Angleterre et le pays de Galles seuls une somme de 1 024 277 personnes, c’est-à-dire environ autant qu en absorbent 1 agriculture et l’élève du bétail. On commence a comprendre à quoi servent les énormes masses de produits fournis par la magie des machines, et. les énormes masses de travailleurs qu’elles rendent disponibles.
La production des articles d’habillement est exploitée par des manufactures, qui dans leur intérieur ne font que reproduire la division du travail dont elles ont trouvé tout prêts les membres épars, par des artisans petits patrons qui travaillent non plus comme auparavant pour des consommateurs individuels, mais pour des manufactures et des magasins t si bien que des villes entières et ‘ rondissements entiers exercent comme sgtuu certaines branches, telles que la (r’avai|
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fournissent le materiel humain a bon marlailjuble, à merci et miséricorde. Les manufactures de ce genre durent leur origine principalement au besoin des capitalistes, d’avoir sous la main une armée proportionnée à chaque fluctuation de la demande et toujours mobilisée*. A côté d’elles se maintient cependant comme base le métier et le travail à domicile.
La grande production de plus-value dans ces branches d’industrie et le bon marché de leurs articles provenaient et proviennent presque exclusivement du minimum de salaire qu’elles accordent, suffisant à peine pour faire végéter, joint au maximum de temps de travail que 1 homme puisse endurer. C’est en effet précisément le bon marché de la sueur humaine et du sang humain translormés en marchandises qui élargissait le débouché et 1 e— largil chaque jour encore. C’est ce même avilissement. de prix qui, pour l’Angleterre surtout, étendit le marché colonial, où d’ailleurs les habitudes et. le goût anglais prédominent. Vint le moment fatal où la base fondamentale de l'ancienne méthode, l'exploitation simpliste du matériel humain accompagnée d’une division du travail plus ou moins développée, ne put suffire plus longtemps à l’étendue du marché et à la concurrence des capitalistes grandissant. plus rapidement encore. L’heure des machines sonna, et la machine révolutionnaire qui attaque à la fois les branches innombrables de cette sphère de production, chapellerie, cordonnerie, coulure, etc., c’est la machine à coudre.
Son offri immédiat sur les ouvriers est à peu de chose près celui de tout machinisme qui dans la période de la grande industrie s’empare de nouvelles hranelies. Les enfants du plus bas âge sont mis de côté. Le salaire des travailleurs à la machine s’élève proportionnellement à celui des ouvriers à domicile , dont beaucoup appartiennent, aux « plus pauvres d’entre les pauvres » (« the pooresl ol the pour »). Le salaire des artisans places dans de meilleures conditions et auxquels la machine lait concurrence, baisse. Les travailleurs aux machines sont exclusivement des jeunes filles et des jeunes femmes. A l’aide de la puissance mécanique elles anéantissent le monopole des ouvriers males dans les ouvrages difficiles, et chassent ! 1 s l* Us une masse de vieilles femmes et de
jeunes entants. Quant aux manouvriers les plus hublcs, la concurrence les écrase. Le nombre des victimes de la mort de faim {death from starvation) s accroît à Londres pendant les seize dernières années en raison du développement de la couture à la mécanique5. Obligées, suivant le poids, les diraen-
I. Le commissaire Wliitc visita entre autres une manufacture d'haltils militaires qui occupait de 100" à 1200 personnes, l'ieMluc toutes du sexe féminin, et une fabrique do chaus sait a,'."" I*'®J personnes, dont presque la moitié se compor*nt,~l‘ S fiU|,c,'fai,ts' lChiM- *»P*- Cornai. „ Itep.
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manie finissant le 20 lévrier 1864, le rapport mortalité énumère cinq cas de
sions et la spécialité de la machine à coudre, de la mouvoir avec la main et le pied ou avec la main seule, assises ou debout, les nouvelles recrues font une énorme dépense de force. En raison de la durée de leur besogne elle devient nuisible à la santé, bien qu’elle soit ordinairement moins prolongée que dans l’ancien système. Quand la machine à coudre est introduite dans des ateliers étroits et gorgés de monde, comme cela a lieu pour la confection des chapeaux, des corsets, des chaussures, etc., les conditions d’insalubrité sont naturellement augmentées. « L’impression que l’on ressent, dit le commissaire Lord, en entrant dans un pareil local, où trente ou quarante ouvrières travaillent ensemble, est réellement insupportable .. La chaleur qui provient des fourneaux où l’on chaude les fers à repasser est à faire frémir... Même dans les ateliers où règne un travail dit modéré, c’est-à-dire de huit heures du matin à six heures du soir, trois ou quatre personnes s’évanouissent chaque jour régulièrement1. »
La machine à coudre s’adapte indifféremment à tous les modes sociaux d’exploitation.
Dans l’atelier de modes, par exemple, où le travail était déjà en grande partie organisé, surtout sous forme de coopération simple, elle ne fit d’abord qu’apporter un facteur nouveau à l’exploitation manufacturière. Chez les cordonniers, les tailleurs, les chemisiers et une foule d’autres industriels concourant à la confection des articles d’habillement, tantôt nous la rencontrons comme base technique de la fabrique proprement dite; tantôt des marchandeurs auxquels le capitaliste entrepreneur fournit les matières premières, entassent autour d’elle dans des chambres, des mansardes, dix à cinquante salariés et même davantage; tantôt, comme cela arrive en général quand le machinisme ne forme pas un système gradué et peut fonctionner sous un petit format, des artisans ou des ouvriers à domicile l’exploitent pour leur propre compte avec l’aide de leur famille ou de quelques compagnons1. En Angleterre le système le plus en vogue aujourd’hui est celui-ci : le capitaliste fait exécuter le travail à la machine dans son atelier et en distribue les produits, pour leur élaboration ultérieure, parmi l’armée des travailleurs à domicile L
Or, si nous voyons la machine à coudre fonctionner au milieu des combinaisons sociales les plus diverses, ce pêle-mêle de modes d’exploitation n’appartient évidemment qu’à une période de transition qui laisse de plus en plus entrevoir sa tendance fa-
morl par inanition à Londres. Le même jour le Times constate un cas additionnel.
1. „Chüd. Empl. Cnmm. • li Hep. , p. lxvii, n. 406-9, p. 84, n. 124, p. ixxni, n. 441, p. 66, n. 6, p. 84, n. 126 p. 78, n. 85, p. 76, n. 69, p. lxxu, n. 483.
2. Ceci n'a pas lieu dans la ganterie, où les ouvriers se distinguent à peine des paupers et n’ont pas les moyens d'acquérir des machines à coudre. — Par pauper, les Anglais désignent le pauvre secouru par la bienfaisance publique.
3. L- c. p. 12'i. Le taux des loyers joue un rôle importent. Comme il est très-élevé à Londres, > c’est aussi dans la métropolo que le vieux système de marchandage ou le travail a domicile s’est maintenu le plus longtemps, et c est la aussi qu on y est revenu le plus tôt. • (L. c. p. 83.) La dermere parue de cette citation se rapporte exclusivement à la cordonnerie*