‹ Le capital T. 1Chapitre 223 sur 357 · Diod., 1. c., 1. 1, ch · texte numérisé non relu

Diod., 1. c., 1. 1, ch

2. « La première (richesse naturelle), étant de beaucoup la plus libérale et la plus avantageuse, rend la population sans souci, orgueilleuse et adonnée à tous les excès; tandis que la seconde développe et affermit l’activité, la vigilance, les arts, la littérature et la civilisation. » ( England’s Treasure by Foreign Trade , or the lialance of our Foreign Tra.de is the Jiule of our Treasure. Writlen by Thomas Mun , of London, Merchant, and noie published for lhe common good byliisson John Mun. Lond., 1669, p. 181, 182.) « je ne conçois pas de plus grand malheur pour un peuple, que d’être jeté sur un morceau de terre où les productions qui concernent la subsistance et la nourriture sont en grande proportion spontanées, et où le climat n'exige ou ne réclame que peu de soins pour le vêtement.... Il peut y avoir un extrême dans un sens opposé. Un sol incapable de produire, même s’il est travaillé, est tout

aussi mauvais qu’un sol qui produit tout en abondance sans le

moindre travail. • ( An lnquiry into lhe présent high Price of

Provisions. Lond., 1767, P- 10.)

proprigp6’ en®erv‘rt de l’économiser, de se l’apde la domn tegrdnd •riU’ d,es 03m’r(’8 d art- ™ mot

* rŒ’fsrrÆ ;ilc J&"irdr

de distribuer 1» , j a n<^CRSSlt(>- dl' régler et Lombardie en Hnn^d °S CaU*’ Cn %yPte*« en l’Inde, dans hT Parü^ete’ ° ’ r ™ *«

d,e canaux ^

eau qm 1U1 est indispensable mais encore d'1"0'’1 gram minéraux qu’elle, détache Hou l'""

dépose dans son limon. La ?

secret de 1 épanouissement de l’industrie eu vt. ^ ° et en Sicile sous la domination arabe 5 •sl’‘lKnu

La faveur des circonstances naturelles fournit si

“"J î la possïbihté, mais jamais la réalité du suit avail ni conséquemment du produit net ou de

Il!ma?l'|AVCCl,i C,limat l,lus 011 ,noins propice, la Ici lihie de la terre plus ou moins spontanée, ele.

le nombre des premiers besoins et les elî'orls que leur satisfaction impose, seront plus ou moins grands de sorte que, dans des circonstances d’ailleuis analogues, le temps de travail nécessaire variera d'un pays à l’autre1; mais le surtravuil ne peut commencer qu’au point où le travail nécessaire finit. Les influences physiques, qui déterminent la grandeur relative de celui-ci, tracent donc une limite naturelle à celui-là. A mesure que l’industrie avance, cette limite naturelle recule. Au milieu de nolie.société européenne, où le travailleur n’achète la permission de travailler pour sa propre existence que moyennant surlravail, on se figure facilement que c’est une qualité innée du travail humain de fournir un produit net4. Mais qu’on prenne par exemple l’iia-

1. C’est la nécessité de calculer les périodes des débordements du Nil qui a créé l’astronomie égyptienne cl en mémo temps la domination de la caste sacerdotale a titre de directrice de l’agriculture, a Le solstice est le moment de l’année où commence la crue du Nil, et celui que les Egyptiens ont dû observer avec le plus d’attention.. . C’était cette année tro. pique qu’il leur importait de marquer pour se diriger dans leurs opérations agricoles. Ils durent donc chercher dans le ciel un signe apparent de son retour. » (Cut ier : Discours sur les révolutions du globe, édit. Hœfer. l’aris, 18611, p. 141.)

2. La distribution des eaux était aux Indes une des bases materielles du pouvoir central sur les petits organismes do production communale, sans connexion entre eux. Les conquérants mahomélans de l'Inde ont mieux compris ce a que es Anglais leurs successeurs. Il suffit de rappeler la famine e 1866, qui a coûté la vio à plus d'un million d’indiens dans le district d’Orissa, au Bengale.

3. » Il n’y a pas deux contrées qui fournissent un nombre égal de choses nécessaires à la vie, en égale abondance et avec la même quantité de travail. Les besoins de 1 homme augmentent ou diminuent en raison de la sévérité ou de la douceur du climat sous lequel il vit. La proportion des travaux de tout genre auxquels les habitants de divers pays sont forces de se livrer ne peut donc être la même. Et /I n «si

sibie de déterminer le degré de cette différence rt L par les degrés de température. On peut donc néralement que la quantité de travail requi^ fr(jj<J, et lation donnée atteint son maximum Je3 premiers en

son minimum dans les climats c ’n d (u5 dt vêlements; effet l'homme n’a pas seulement besoin g ^ mais la terre elle-méme a besoin n{, Couses of the dans les derniers. . (A. n Essay «• '*« '' ^ f aneur de cet gS&ÎÏSt- *nW «urne lu, t: emprunté sa

[ht0?rt;Tmvail doit laisser un excédant. . P jdhon (on dirait que cela fait partie des droits et devoirs du citoyen).

ÎIe» orientales de l'archipel asiatique, où bitant des lie ^ en plante sauvage dans les

fortïm“û““d les habitant8> eî perÇnDt T -r°U

forets. v âont assurésque la moelle est mure,

aussi tOMle* tronc est abattait divisé en plusieurs morceaux et la moelle détachée. Mêlée avec de 1 eau et filtrée, elle donne une farine parfaitement propre à être utilisée. Un arbre en fournit communément trois cents livres et peut en fournir de cinq à six cents. On va donc là dans la forêt et on y coupe son pain comme chez nous on abat son bois à brûler1.» Supposons qu’il faille a un de ces insulaires douze heures de travail par semaine pour satisfaire tous ses besoins ; on voit que la première faveur que lui accorde la nature, c'est beaucoup de loisir. Pour qu'il l'emploie producti veinent pour lui-même, il faut tout un enchaînement d'incidents historiques; pour qu’il Je dépense en surtravail pour autrui, il doit être contraint par la force. Si la production capitaliste était introduite dans son île, ce brave insulaire devrait peut-être travailler six jours par semaine pour obtenir la permission de s’approprier le produit d’une seule journée de son travail hebdomadaire. Lafaveur de la nature n’expliquerait point pourquoi il travaille maintenant six jours par semaine, ou pourquoi il fournit cinq jours de surtravail. Elle expliquerait simplement pourquoi son temps de travail nécessaire peut être réduit -à une seule journée par semaine.

Le travail doit donc posséder un certain degré do productivité avant qu’il puisse être prolongé au delà du temps nécessaire au producteur pour se procurer son entretien ; mais ce n’est jamais cette productivité, quel qu’en soit le degré, qui est la cause de la plus-value, Celte cause, c’est toujours le surtravail, quel que soit le mode de l’arracher.

llicardo ne s’occupe jamais de la raison d’être de la plus-value. 11 la traite comme une chose inhérente à la production capitaliste, qui pour lui est la lonne naturelle de la production sociale. Aussi, quand il parle de la productivité du travail, il ne prétend pas y trouver la cause de l’existence de la plus-value, mais seulement la cause qui en détermine la grandeur. Son école, au contraire, a hautement proclamé la force productive du travail comme la raison d’être du profit (lisez plus-value). C’était certainement un progrès vis-à-vis des mercantilistes, qui, eux, faisaient dériver l’excédant du prix des produits sur leurs Trais, de l’échange , de la vente ues marchandises au-dessus de leur valeur. Néanmoins c était oscanioter le problème et non le résoudre. En tait, ces économistes bourgeois sentaient instinctivement qu’il « y avait péril grave et grave péril », pour parler le langage emphatique de M. truizot, a vouloir trop approfondir cette question brûlante do l’origine de la plus-value. Mais que dire quand, un demi-siècle après Ricardo, M. John Stuart Mill vient doctoralcment constater sa supériorité sur les mercaulilistes en répétant mal les fauxluyanisdes premiers vulgarisateurs de Ricardo?

“ La cause du profit Ulie cause of ‘ c C8t que Ie travail produit plus qu’il ne faut

Page 1