‹ Le capital T. 1Chapitre 242 sur 357 · C’est-à-dire, sa vaieur comparée à la plus-value · texte numérisé non relu

C’est-à-dire, sa vaieur comparée à la plus-value

le travail national plus intense produit donc ilaits le même temps plus de valeur qui s'exprime en plus d’argent.

Dans son application internationale, la loi de la valeur est encore plus profondément modifiée, panique sur le marché universel le travail national plu s productif compte aussi comme travail plus iul-oisi-, toutes les fois que la nation plus productive n’es! pas forcée par la concurrence à rabaisser le prix vente de ses marchandises au uive.it de leur valeur

Suivant que la production capitaliste est plus développée dans un pays, l'intensité moyenne cl h productivité du travail (national) y dépassent d'autant le niveau international1. Les différentes quantités de marchandises delà même espèce, qu’on produit en différents pàvs dans le même temps de Ira vail, possèdent donc des valeurs Intel nationales < I i tl • ■ rentes qui s’expriment en prix dilléicnis, c osl-a-dii>en sommes d’argent dont la grandeur varie avec ce],.de la valeur internationale. La valeur relative dl’argent sera, par conséquent, pins petite en ex h* nation où la production capitaliste e»l plus développée que là où elle l’est moins. Il s ensuit que le salaire nominal, l’équivalent du travail exprime en argent, sera aussi en moyenne plus élevé ciiex la première nation que chez la seconde, ce qui u implique pas du tout qu’il en soit de même du Salaire réel, c’est-à-dire de la somme de subsistance.-, mises à la disposition du travailleur.

Mais à part cette inégalité de la valeur relative l’argent en différents pays, on trouvera fréquemment que le salaire journalier, hebdomadaire, -te

« pli 4I..I ii ».i» A :

tandis que le prix proportionnel du .tia-ad, e .st à-dire son prix comparé soit a la plus-value, bj

I Nous examinerons ailleurs tes cijvo.n .tances <[ i, J.ar rapport à la productivité, pe-vc.it modifier celle lo. pour de, branche; de production particulières.

, , est plus élevé chez la nation B

la valeur du produU, est I

f,«e chez la nanoa contemporain d'Adatn Smith,

U" Anderson dit déjà : « H faut remarquer que ;Tame*,t prix apparent du travail soit généra- ZVt moins élevé dans les pays pauvres, où les nroduits du sol, et surtout les grains, sont à bon rnarché il y est cependant en réalité supérieur à celui d’autres pays. Ce n’est pas, en effet, le salaire donné au travailleur qui constitue le prix réel du travail bien qu’il en soit le prix apparent. Le prix reel c’est ce que coûte au capitaliste une certaine quantité de travail accompli ; considéré à ce point de vue le travail est, dans presque tous les cas, meilleur marché dans les pays riches que dans les pays pauvres, bien que le prix des grains et autres denrées alimentaires soit ordinairement beaucoup moins élevé dans ceux-ci que dans ceux-là.... Le travail estimé à la journée est beaucoup moins cher en Écosse qu’en Angleterre, le travail à la pièce est généralement meilleur marché dans ce dernier

.). W. Cowell, membre de la Commission d enquête sur les fabriques (1833), arriva, par une analyse soigneuse de la filature, à ce résultat : « en Angleterre, les salaires sont virtuellement inférieurs pour le capitaliste, quoique pour l’ouvrier ils soient peut-être plus élevés que sur le continent euro-

péen *. »

M. A. Redgrave, inspecteur de fabrique, démontre, au moyen d’une statistique comparée, que malgré des salaires plus bas et des journées de travail plus longues, le travail continental est, par rapport à la valeur produite, plus cher que le travail anglais. Tl cite enlr’autrcs les données à lui communiquées par un directeur anglais d’une filature de coton en Oldenbourg, d’après lesquelles le temps de travail dure là quatorze heures et demie par jour (de 5 h. 30 du malin jusqu’à 8 h. du soir), mais les ouvriers, quand ils sont places sous des contre-maîtres anglais, n’y font pas tout à fait autant d’ouvrage que des ouvriers anglais travaillant dix heures, et beaucoup moins encore, quand leurs contre maîtres sont des Allemands. Leur salaire est beaucoup plus bas, souvent de 50 p. 100, que le salaire anglais, mais le nombre d’ouvriers employés par machine esL plus grand, pour quelques départements de la lubrique dans la raison de cinq à trois*.

M. Redgrave donne le tableau suivant de l’intensile comparative du travail dans les filatures anglaises et continentales :

a 'vnirfr" 'i,r "vor*011 i 0ja*rvat,nns on the me ans of exciti

“ ^ ldUSlnJ ’ elc- Bdinburgh, 17

‘ 7, )~ V commission royale, chargée d'une enqu

sur les chemins de fe-, dil au contraire ; « Le travail est n cher en Irlande quVn Angleterre, parce que les salaires y s, Minute* >'* ■’ 01 )>aS ’ commission on ltadways, 18

lhe, I. o. t. Il, p. 58.

caninh«1lU!,Si°\l0S maU,rcs sont dirigées par des Auglais, «tesdéiiiulnd T nV,niU pas apt0 a ccUe fonction. D’ap ^'us an^ r 3’ “T™ a M- Rede>avo par un de ces dir lioyahlc et a ,'LSaîilU'0 ost. P'teux, l'excès de travail Mo». Néanmoins Wl0“.cl,nli“U11 jour et nuit sans intern sjstNmo prohibitif. Ualu,e9 '» végètent que grâce

Nombre moyen de broches par fabrique

Angleterre 12 600

Suisse 8 000

Autriche 7 000

Saxe 4 500

Belgique 4 000

France . 1 500

Prusse 1 500

Nombre moyen de broches par tête •

Angleterre 74

Suisse 55

Petits États allemands 55

Saxe 50

Belgique 50

Autriche 49

Bavière 46

Crusse 37

Russie 28

France . 14

M. Redgrave remarque qu’il a recueilli ces chiffres quelques années avant 1866, date de son rapport, et que depuis ce temps-là la filature anglaise a fait de grands progrès, mais il suppose qu’un progrès pareil a eu lieu dans les filatures continentales, de sorte que les chiffres maintiendraient toujours leur valeur relative.

Mais ce qui, d’après lui, ne fait pas assez ressor tir la supériorité du travail anglais, c’est qu’en Angleterre un très-grand nombre de fabriques combinent le tissage mécanique avec la filature, et que, dans le tableau précédent, aucune tète n’est déduite pour les métiers à tisser. Les fabriques continen taies, au contraire, ne sont c-n général que des filatures *.

On sait que dans l’Europe occidentale aussi bien qu’en Asie, des compagnies anglaises ont enti épris la construction de chemins de fer où elles emploient en général, à côté des ouvriers du pays, un certain nombre d’ouvriers anglais. Ainsi obligées par des nécessités pratiques à tenir compte des différences nationales dans l’intensité du travail, elles n’y ont pas failli, et il résulte de leurs expériences que si l’élévation du salaire correspond plus ou moins à l’intensité moyenne du travail, le prix proportionnel du Iravail marche généralement en sens inverse.

Dans son Essai sur le taux du salaire* , un de ses premiers écrits économiques, M. H. Garey cherche à démontrer que les différents falaires nationaux sont entre eux comme les degrés de productivité du travail national. La conclusion qu’il veut tirer de ce rapport international, c’est qu’en général la rétribution du travailleur suit la même proportion que

1. Reptsoflnsp. of Facl. 31 st. october 1866, p. 31, 37. Je pourrais, dit encore M. Redgrave, nommer beaucoup de filatures de mon district, où des mules à 2200 broches sont surveillées par une seule personne, aidée de deux filles, et où on fabrique par jour 220 livres de filés, d’une longueur de 400 milles (anglais.)

2. H. Carey ; Essay on the rate of Wages with an Exami- . nation of the causes of the Différences in the conditions of the Labouring Population throughout the Wortd. Philadelphia, 1835.

Page 1