Toute vente est achat. » (D- M
le commerce et les art comme le dit
naire, 1" partie. Pans, IM6, P‘ J’ . Vendre et
le même auteur, dans se» Maximes j
aC«elf Le prix d’une marchandise ne pouvant être payé <|UO nar le prix^i'une autre marchandise. - «.Mercier «le U lunir<, Ï-Ordrè naturel cl essentiel des sociétés pohtt'i m s. l'hysmcia-
tes, éd. Daire, IP partie, p. ô«4.) ... ,
3. « Pour avoir ccl argent, il faut avoir \cjh1u. v • •> 1 * •*
son contraire, la vente du fro- ,,ui a conin jlp.al.gfl|ll)) cette-prcmière phosedo
k7!\ -M (toile-argent-biblc), este» mémo temps \ \I hWnl-loild, la dernière phase d’un autre mouvement M.-A.-M. (froment-argon t-toile). La n remic re métamorphose d’une marchandise, son passa de la forme marchandise à la forme argent est toujours seconde métamorphose tout opposée cl une autre marchandise, son retour de la forme argent a la forme marchandise L
A. — M. Métamorphose deuxième et finale. Achat.
L’argent est la marchandise qui a pour caractère l’ aliénabilité absolue, parce qu’il est le produit de l’aliénation universelle de toutes les autres maich an dises. Il lit tous les prix à rebours et se mire ainsi dans les corps de tous les produits , comme dans ia matière qui se donne à lui pour qu il devienne valeur d’usage lui-même. En même temps, les prix, qui sont pour ainsi dire les œillades amoureuses que lui lancent les marchandises, indiquent la limite de sa faculté de conversion, c’est-à-dire sa propre quantité. La marchandise disparaissant dans l’acte de sa conversion en argent, l’argent dont dispose un particulier ne laisse entrevoir ni comment il est tombé sous sa main ni quelle chose a cté transformée en lui. Impossible de sentir, non olel , d’où il tire son origine. Si d’un côté, il représente des marchandises vendues , il représente de l’autre des marchandises à acheter*.
A. — M., l’achat, est en même temps vente, M. — A. , la dernière métamorphose d’une marchandise, la première d’une autre. Pour notre tisserand, la carrière de sa marchandise se termine à la bible , en laquelle il a converti ses St 1. st. Mais le vendeur de la bible dépense cette somme en cau-de-vie.
A.— M., la dernière phase de M. — A. — M. (toileargent-biblejestcn même temps M. —A., la première phase de M. — A. — M. (biblo-argent-eau-do-vie).
La division sociale du travail restreint chaque producteur-échangiste à la confection d’un article spécial qu’il vend souvent en gros. De l’autre côté, ses besoins divers et toujours renaissants le forcent d employer 1 argent ainsi obtenu à des achats plus on moins nombreux. Une seule vente devient le point e départ d achats divers. La métamorphose i . cl "u,î marchandise forme ainsi une somme e métamorphosés premières d’autres marchandises, '.amuions maintenant la métamorphose com- (U‘S drax mouvements M- A. et inverses de 1’ ■* i.lucon()Pliss(’nt par deux transactions
l I i?*' lil VPnle ct 1>achat> T'i lai ;UÎ doul,l,! caractère de. vendeur et d’aclie-
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Wviére, 1. c., p. ôbO.j ^ 1,our co1 al'6onl- ” (Mercier de la
l’échangiste, vendeur et acheteur, se font face. De même qu’une marchandise, la toile par exemple, subit alternativement deux transformations inverses , do marchandise devient argent et d argent marchandise. de même son possesseur pue alternativement sur 'le marché les rôles de vendeur et d acheteur. Ces caractères, au lieu d'être des aUrilmts fixes, passent donc tour à tour d un échangiste a l autre.
La métamorphose complète dune maichandiso suppose dans sa forme la plus simple quatre termes. Marchandise et argent, possesseur de marchandise ct possesseur d’argent, voila les deux extrêmes qui se font face deux fois. Cependant un des échangistes intervient d’abord dans son rôle de vendeur, possesseur de marchandise, et. ensuite dans son rôle d’acheteur, possesseur d’argent. Il n’y a donc que trois personæ dramatis1. Comme terme final de' la première métamorphose, l’argent est en même temps le point do départ de la seconde De même, le vendeur du premier acte devient l’acheteur dans le second, où un troisième possesseur de marchandise se présente à lui comme vendeur.
Les deux mouvements inverses de la métamorphose d’une marchandise décrivent un cercle : forme marchandise , effacement de cette forme dans l’argent, retour à la forme marchandise.
Ce cercle commence et finit par la forme marchandise. Au point de départ, elle s’attache à un produit qui est non-valeur d’usage pour son possesseur, au point de retour à un autre produit qui lui sert de valeur d’usage. Remarquons encore que l’argent aussi joue là un double rôle. Dans la première méLamorphose, il se pose en face de la marchandise, comme la figure de sa valeur qui possède ailleurs, dans la poche d’autrui, une réalité dure et sonnante. Dès que la marchandise est changée en chrysalide d’argent, l’argent cesse d’être un cristal solide. Il n’est plus que la forme transitoire de la marchandise , sa forme équivalente qui doit s’évanouir et se convertir en valeur d’usage.
Les deux métamorphoses qui constituent le mouvement circulaire d’une marchandise forment simultanément des métamorphoses partielles et inverses de deux autres marchandises.
La première métamorphose de la toile par exemple (toile-argent), est la seconde et dernière métamorphose du froment (froment-argent-toile). La dernière . métamorphose de la toile (argent-bible) est la première métamorphose de la bible (bible-argent). Le cercle que forme la série des métamorphoses de chaque marchandise s’engrène ainsi dans les cercles que lorinent les autres. L’ensemble de tous ces cercles constitue la circulation des marchandises.
La circulation des marchandises se distingue essentiellement de 1 échange immédiat des produits. I’our s’en convaincre, il suffît de jeter un coup d’œil sui ce qui s est passé. Le tisserand a bien échangé sa toile contre une bible, sa propre marchandise con io une autre ; mais ce phénomène n’est vrai qui. poiu m. Le vendeur de bibles, qui préfère le ciiaucl au iroid, ne pensait point échanger sa bible
Y a donc quatre ternies et trois contractants, dont l'un intervient deux fois. . (Lo Trosno, 1. c., p. <J08.)