I. L c., I rad. Carnier, t. 1, p. Rô
monts pins gigantesques appliqués aux nombreuses brandies de la manufacture de métaux. Au milit u de tel. accroissement general — accroissement des moyens de production par rapport au travail employé — le procédé du puddlage est resté presque stationnaire et met aujourd hui des entraves insupportables au mouvement industriel.... Aussi est-on en voie d’y suppléer dans toutes les grandes usines par des fourneaux à révolutions automatiques et capables de fournées colossales tout à fait hors de la portée du travail manuel1. »
Donc, après avoir révolutionné l’industrie du 1er et provoqué une grande extension de 1 outillage et de la masse des matériaux mis en œuvre par une certaine quantité de tiavail, le puddlage est devenu, dans le cours de l'accumulation, un obstacle économique dont on est en train de se debanasseï par de nouveaux procédés propres à reculer les bornes qu'il pose encore à l’accroissement ultérieur des moyens matériels de la production par rapport au travail employé. C'est là l’histoire de toutes les découvertes et inventions qui surviennent à la suite d,. l’accumulation, comme nous l’avons prouve du reMe en retraçant la marche de la production moderne, depuis son origine jusqu’à notre époque2.
Dans le progrès de l’accumulation il n’y a donc pus seulement accroissement quantitatif et simultané ries divers éléments réels du capital : le développement des puissances productives du travail social que ce progrès amène se manifeste encore par ries changements qualitatifs, par des changements graduels dans la composition technique du capital, dont le facteur objectif gagne progressivement en grandeur proportionnelle par rapport au fadeur subjectif, c’est-à-dire que la masse de l'outillage et des matériaux augmente de plus en plus en comparaison do la somme de force ouvrière nécessaire pour les mettre en œuvre. A mesure donc que 1 accroissement du capital rend le travail plus productif, il en diminue la demande proportionnellement à sa propre grandeur.
Les changements dans la composition technique du capital se réfléchissent dans sa compositionvaleur, dans l’accroissement progressif de sa partie constante aux dépens de sa partie variable, de manière que si, par exemple, à une époque arriérée do l’acc.uimilalion, il se convertit 50 pour % de la valeur-capital en moyens de production, et 50 pour °/, en tiavail, a une époque plus avancée il se dépensii.i 80 pour °/0 do la valeur-capital en moyens c|.'!" ?tl,0n,eL 20 Pour V. seulement en travail.
Le I. te loi de 1 accroissement progressif de la partie
u nsi, mie du capital par rapport à sa partie varia-
, , - rapport à sa partie .«.m-
l'ie se trouve, comme nous l’avons vu ailleurs, à
I nique pas confirmée par l’analyse comparée des p"x des marchandises, soit qu’on compare ditlé-
II nti s époques économiques chez une même nauu’ S01^ (lu 011 compare différentes nations dans la
V vni': ''"lliix'cring. 13 Juins, 1874.
Z. V. section IV do cet ouvrage.
même époque. La grandeur relative de cet élément du prix qui ne représente que la valeur des moyens do production consommés, c’est-à-dire, la partie constante du capital avancé, sera généralement en raison directe, et la grandeur relative de l’autre élément du prix qui paye le travail et ne représente que la partie variable du capital avancé sera généralement en raison inverse du progrès de l’accumulation.
Cependant le décroissement de la partie variable du capital par rapporté sa partie constante, ce changement dans la composition-valeur du capital, n’indique que de loin le changement dans sa composition technique. Si, par exemple, la valeur-capital engagée aujourd’hui dans la filature est pour sept huitièmes constante et pour un huitième variable, tandis qu’au commencement du dix-huitième siècle elle était moitié l’un, moitié l’autre, par contre la masse du coton, des broches, etc., qu’un fileur use dans un temps donné, est de nos jours des centaines de fois plus considérable qu’au commencement du dix-huitième siècle. La raison en est que ce même progrès des puissances du travail, qui se manifeste par l’accroissement de l’outillage et des matériaux mis en œuvre par une plus petite somme de travail, fait aussi diminuer de valeur la plupart des produits qui fonctionnent comme moyens de production. Leur valeur ne s’élève donc pas dans la même proportion que leur masse. L’accroissement de la partie constante du capital par rapport à sa partie variable est par conséquent de beaucoup inférieur à l’accroissement de la masse des moyens de production par rapport à la masse du travail employé. Le premier mouvement suit le dernier à un moindre degré de vitesse.
Enfin, pour éviter des erreurs, il faut bien remarquer que le progrès de l’accumulation, en faisant décroître la grandeur relative du capital variable, n’en exclut point l’accroissement absolu. Qu’une valeur-capital se divise d’abord moitié en partie constante, moitié en partie variable, et que plus tard la partie variable n’en forme plus qu’un cinquième : quand, au moment où ce changement a lieu, la valeur-capital primitive, soit 6000 francs, a atteint le chiffre de 18 000 francs, la partie variable s’est accrue d’une cinquième. Elle s’est élevée de 3000 francs à 3600, mais auparavant un surcroît d’accumulation de 20 pour ®/0 aurait suffi pour augmenter la demande de travail d’un cinquième, tandis que maintenant, pour produire le même effet, l’accumulation doit tripler.
La coopération, la division manufacturière, le machinisme, etc., en un mot, les méthodes propres à donner l’essor aux puissances du travail collectif, ne peuvent s’introduire que là où la production s’exécute déjà sur une assez grande échelle, et, à mesure que celle-ci s’étend, celles-là se développent. Sur la base du salariat, l’échelle des opérations dépend eu premier lieu de la grandeur des capitaux accumulés entre les mains d’entrepreneurs privés. C’est ainsi qu’une certaine accumulation préalable ,
* Le travail lie peut acquérir cette grande extension da lance sans une accumulation préalable des capitaux. »
puissance (A. Smith, 1. o.)