‹ Le capital T. 1Chapitre 324 sur 357 · Bacon fait très-bien ressortir comment · texte numérisé non relu

Bacon fait très-bien ressortir comment

pavsannerie libre et aisée esl la condihon du"^' ur u lerîe : . Il était, dit-il, d’une merve.lleu.se Wme.

puissance et la force virile du ™>*“' ,-aisance des hommes assez considérables pour entretenir^ ■ .;e s,, soi dam, la solides et habiles, et pour fixer - un . g. e ^Uson interme-

possession de la yeomanry ou < d« <?e de ferme. C’est

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l’jnfanterie ou gens de pied. H £ été élevés dans une fanterie, il faut des K J? ^,5 dans la liberté et une condition serv'le ou n Étal brille surtout par ses gw-

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tran«lsCce«cP1 époque de transition la législation /-liercha aussi à maintenir les quatre acres de terre Tuni-ès du cottage du salarié agricole, et lui interdit de prendre des sous-locataires. En 1627, sous Jacques I", Roger Crocker de FrontmiU est condamné pour avoir bâti un cottage sur le domaine seigneurial de ce nom sans y avoir annexé quatre acres de terre à perpétuité; en 1638, sous Charles I", on nomme une commission royale pour l'aire exécuter les anciennes lois, notamment celles sur les quatre acres. Cromwell aussi interdit de bâtir près de Londres, à quatre milles à la ronde, aucune maison qui ne fût dotée d’un champ de quatre acres au moins. Enfin, dans la première moitié du dix-huitième siècle, on se plaint encore dès qu’il n’y a pas un ou deux acres de terre adjoints au cottage de l’ouvrier agricole. Aujourd’hui ce dernier se trouve fort heureux quand il a un petit jardin ou qu’il trouve à louer à une distance considérable un champ de quelques mètres carrés. « Landlords et fermiers, dit le Dr Hunter, se prêtent main forte. Quelques acres ajoutés à son cottage rendraient le travailleur trop indépendant*. »

La Réforme, et la spoliation des biens d’église qui en fut la suite, vint donner une nouvelle et terrible impulsion à l’expropriation violente du peuple au seizième siècle. L’Eglise catholique était à cette é oque propriétaire féodale de la plus grande partie du sol anglais. La suppression des cloîtres, etc., en jeta les habitants dans le prolétariat. Les biens mêmes du clergé tombèrent entre les. griffes des lavoris royaux ou furent vendus à vil prix à des citadins, à des fermiers spéculateurs, qui commencèrent par chasser en masse les vieux tenanciers héréditaires. Le droit de propriété des pauvres gens sur une partie des dîmes ecclésiastiques fut tacitement confisqué *. « Pauper ubique jacet, » s’écriait la roine Elisabeth après avoir fait le tour de l'Angleterre. Dans la quarante-troisième année de son règne, on se voit enfin forcé de reconnaître le paupérisme comme institution nationale et d’établir la taxe des pauvres. Les auteurs de cette loi eurent mnte d en déclarer les motifs, et la publièrent sans

!f.j“'r'“rs rcslc,Jl «mplos journaliers et valets de ferme, ou sihle cl’ » c csJ"k~<Iire mendiants domiciliés, il sera posde fai X cavalerie, mais jamais des corps italicèt dan, ,Va ut5' C CSl “ f'ue '’0n voit •« France et en et des paysans misérables’ réalité1uc des nobles

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aucun préambule, contre l’usage traditionnel*. s0Ufl Charles I", le Parlement la déclara perpétuelle, et elle ne fut modifiée qu’en 1834. Alors, de ce qui leur avait été originellement accordé comme indemnité de l’expropriation subie on fit aux pauvres un châtiment.

Le protestantisme est essentiellement une religion bourgeoise. Pour en faire ressortir « l’esprit » un seul exemple suffira. C’était encore au temps d’Élisabeth : quelques propriétaires fonciers et quelques riches fermiers de l’Angleterre méridionale se réunirent en conciliabule pour approfondir la loi sur les pauvres récemment promulguée. Puis ils résumèrent le résultat de leurs études communes dans un écrit, contenant dix questions raisonnées, qu’ils soumirent ensuite à l’avis d’un célèbre jurisconsulte d’alors, le sergent Snigge, élevé au rang de juge sous le règne de Jacques Ier. En voici un extrait :

« Neuvième question : Quelques-uns des riches fermiers de la paroisse ont projeté un plan fort sage au moyen duquel on peut éviter toute espèce de trouble dans l’exécution de la loi. Ils proposent de faire bâtir dans la paroisse une prison. Tout pauvre qui ne voudra pas s’y laisser enfermer se verra refuser l:assistance. On fera ensuite savoir dans les environs que, si quelque individu désire louer les pauvres de cette paroisse, il aura à remettre, à un terme fixé d’avance, des propositions cachetées indiquant le plus bas prix auquel il voudra nous en débarrasser. Les auteurs de ce plan supposent qu’il y a dans les comtés voisins des gens qui n’ont aucune envie de travailler, et qui sont sans fortune ou sans crédit pour se procurer soit ferme, soit vaisseau, afin de pouvoir vivre sans travail ( so as to live without labour). Cés gens-là seraient tout disposés à faire à la paroisse des propositions très-avantageuses. Si çà et là des pauvres venaient à mourir sous la garde du contractant, la faute en retomberait sur lui, la paroisse ayant rempli à l’égard de ces pauvres tous ses devoirs. Nous craignons pourtant que la loi dont il s’agit ne permette pas des mesures de prudence (prudential measures) de ce genre. Mais il vous faut savoir que le reste des freeholders (francs tenanciers) de ce comté et des comtés voisins se joindra à nous pour engager leurs réprésentants à la chambre des communes à proposer une loi qui permette d’emprisonner les pauvres et de les contraindre au travail, afin que tout individu qui se refuse à l’emprisonnement perde son droit à l’assistance. Ceci, nous l’espérons, va empêcher les misérables d’avoir besoin d’être assistés (will prevent persons indistress from wanting relief) \ »

1. William Cobbet : A Hislonj of the protestant reformalion, §471.

2. R. Blakey : The Hislory of political literature from the eartiest Urnes. Lond., 1855, vol. II, p. 83, 84. — En Écosse, l’abolilion du servage a eu lieu quelques siècles plus fard qu’en Angleterre. Encore en 1698, Fletcher deSalhoun fit à '» Chambre des communes d’Écosse cette déclaration : « On estime qu’en Écosse le nombre des mendiants n’est pas a;1~;es' sous de deux cent mille. Le seul remède que moi, répu ,<jain par principe, je connaisse à cette situation, c’est de rétablir l’ancienDe condition du servage et do faire autant d esclaves de tous ceux qui sont incapables de pourvoir a leur subsistance. . De même Éden, 1. c., vol. I, cb. i : • Le paupérisme

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