‹ Le capital T. 1Chapitre 51 sur 357 · Si un homme manque d’acheteurs pour ses marchant · texte numérisé non relu

Si un homme manque d’acheteurs pour ses marchant

dises, M. Malthus lui recommandera-t-il de payer quetqu’ur

pour les acheter? . demande un Hicardien abasourdi à Mal

thus qui, de même que son élève, le calolin Chalmcrs, n’a pa

assez d’éloges, au point de vue économique, pour la classe de:

simples acheteurs ou consommateurs. (V. An Inquiry inti

those principles respeclintj lhe nature of demand and lhe ne

ceisity of consumption, latcly adixicatcd by H. Hait hus, etc

London, 1821, p. 55.)

lonr c aCS valcurs circulantes no peut augmenter un rnTT’ pas *,lus 1u un .iuif «augmente dans dan? v?S a mass.° ni<Haux précieux, en ven-

classe enti'^V^11*11^01*1' ^iuc* c*c rciue Anne. I, a bénéficier aur eïL'Suo'!^8 * * ^ pays

lestes™^

équivalents, il ne se t&t-

Ü ne s on produit pas non plus si on échange de* non-équivalents*. La circulation ou l’échLl des marchandises ne crée aucune valeur5.

On comprend maintenant pourquoi , dans notre analyse du capital, ses (ormes les plus populaires cl, pour ainsi dire antédiluviennes, le capital commercial et le capital usurairc, seront provisoirement laissées de côté.

La forme A M — A', acheter pour vendre plus cher sc révèle le plus distinctement dans lu mouvement du capital commercial. D’un anîre côté, ce mouvement s exécute tout entier dans l’enceinte de la circulation. Mais comme il est impossible d’expliquer par la circulation elle-même la transformation de l’argent en capital, la formation d’une plus-value, le capital commercial paraît impossible dès uue l’échange se fait entre équivalents4. Il ne semble pouvoir dériver que du double bénéfice conquis sur les producteurs de marchandises dans leur qualité d'acheteurs et de vendeurs, par le commerçant qui s’interpose entre eux comme intermédiaire parasite. G’est dans ce sens que Franklin dit : « Laguerrcn’csl que brigandage , le commerce que fraude et duperie 5 * *. »

Ge que nous venons de dire du capital commercial est encore plus vrai du capital usurairc. Quant au premier, les deux extrêmes, c’esLà-dirc l’argent jeté sur le marché et l’argent qui en revient plus ou moins accru, ont du moins pour intermédiaire

1. Destutt de Tracy, quoique, ou peut-être parce que, m cmii-e de l’institut, est d’un avis contraire. D’après lui los caûtalistes tirent leuvs profits « en vendant tout ce qu ils iroduisent plus cher que cela ne leur a coûté a produire, ■ cl i qui vendent-ils? « 1" àeux-mêines. * (1. c. p. 2.19.)

2. * L’échange qui se fait de deux valeurs égales n augnente ni ne diminue la masse des valeurs subsistantes dans

a société. L’échange de deux valeurs inégales.. ne change

ion non plus à la somme des valeurs sociales, bien qu il ajoiue l la fortune de l’un ce qu’il Ote de la fortune «e 1 autre. * .1. B. Say, 1. c. t. I, p. 434, 435.). Say qui ne s’inquiète point lalurellement des conséquences de celte proposition , 1 emnunte presque mot pour mot aux physiocrales. On peût juger >ar l’exemple suivant de quelle manière il augmenta sa proue valeur en pillant les écrits de ces économistes passes de node à son époque. L’aphorisme le plus célébré de J. b. MJ-

, on n’achète des produits qu’avec des produits • Jt . 'original physiocrate la forme suivante: « Lcspnslucio ,e se payent qu’avec des productions. . (Le Trosne, 1- <•

>'389J.' L’échange ne confère aucune valeur F.Wayland: The éléments °f Pol. Eçon. r;.gJc

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