‹ Le capital T. 1Chapitre 52 sur 357 · Le commerce serait impossib , ' ,vkc ; A t mat ne · texte numérisé non relu

Le commerce serait impossib , ' ,vkc ; A t mat ne

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s 'échange contre plus d’argent, ce qui contradiction avec sa nature et inexplicable au point de vue de la circulation des marchandises. Aussi lisons-nous dans Aristote : « La Chréruatisliquo est. une science double: d’un côté elle se rapporte au commerce, de l’autre à 1 économie ; sous ce dernier rapport, elle est nécessaire et louable ; sous le premier, qui a pour base la circulation, elle est justement blâmable {car elle se fonde non surla nature des choses, mais sur une duperie réciproque) ; c’est pourquoi l'usurier est baï à juste titre, paice .pie l'argent lui- même délient ici un moyen d'ac- «iii. rir et ne sert pas à l'usage pour lequel il avait élé inventé. Sa destination était de favoriser l’échange des marchandises : mais l'intérêt fait avec de J 'argent plus d'argent, I Je là son nom (To’xoç, né, euge„dré , car les enfants sont semblables aux parents. Le toutes les manières d’acquérir, c’est celle «ni est le plus contre nature *. »

Nous verrons dans la suite de nos recherches que le capital usuraire et le capital commercial sont des formes dérivées, et alors nous expliquerons aussi pourquoi ils se présentent dans l’histoire avant le capital sous sa forme fondamentale, qui détermine l'organisation économique de la société moderne.

Il a été démontré que la somme clos valeurs jetée dans la circulation n’y peut s’augmenter, et que, par conséquent, en dehors d’elle, il doit se passer quelque chose qui rende possible la formation d’une plus-value1. .Mais celle-ci peut-elle naître en dehors d" la circulation qui, après tout, est la somme totale îles rapports réciproques des producteurs-échangistes '! Eu dehors d'elle, l’échangiste reste seul avec sa marchandise qui contient un certain quantum, de son propre travail mesuré d’après des lois sociales lixes. (Je travail s’exprime dans la valeur du produit, connue celle valeur s’exprime en monnaie de. compte, soit par le prix de 10 1. st. Mais ce travail ne se. réalisé pas, et dans la valeur du produit et dans un excédant do celle valeur, dans un prix de lu qui serait en môme temps un prix de. 11, crst-à-.lirr u ne valeur supérieure à elle-même. Le produelnir peut bien, par sou travail, créer des valeurs. ruais mm point des valeurs qui s’accroissent I . Atislole, t. c, jq

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par leur propre vertu. Il peut élever la valeur d une marchandise en ajoutant par un nouveau travail une valeur nouvelle à une valeur présente, en laisant, par exemple, avec du cuir des bottes. La même matière vaut maintenant davantage parce qu’elle a absorbé plus de travail. Les bottes ont donc plus de valeur que le cuir ; mais la valeur du cuir est restée ce quelle était, elle ne s’est point ajouté une plusvalue pendant la fabrication des bottes. Il paraît donc tout à fait impossible qu’en dehors de la circulation, sans entrer en contact avec d autres échangistes, le producteur-échangiste puisse taire valoir la valeur, ou lui communiquer la propriété d engendrer une plus-value. Mais sans cela, pas de transformation de son argent oudesa marchandise en capital.

Nous sommes ainsi arrivés à un double résultat.

La transformation de l’argent en capital doit être expliquée en prenant pour base les lois immanentes de la circulation des marchandises, de telle sorte que l'échange d’équivalents serve de point de départ *. Notre possesseur d’argent, qui n’est encore capitaliste qu’à l’état de chrysalide, doit d’abord acheter des marchandises à leur juste valeur, puis les vendre ce qu’elles valent, et cependant, à la fin retirer plus de valeur qu’il n’en avait avancé. La métamorphose de l’homme aux écus en capitaliste doit se passer dans la sphère de la circulation et en même temps doit ne point s’y passer. Telles sont les conditions du problème. Hic Rlioclus, hic salta!

1. D'après les explications qui précèdent, le lecteur comprend que ceci veut tout simplement dire : la formation du capital doit être possible lors même que le prix des marchandises est égal à leur valeur. Elle ne peut pas être expliquée par une différence, par un écart entre ces valeurs et ces prix. Si ceux-ci diffèrent de celles-là, il faut les y ramener, c’està-dire faire abstraction de cette circonstance comme de quelque chose de purement accidentel, afin de pouvoir observer le phénomène de la formation du capital dans son intégrité, sur la base de l’échange des marchandises, sans être troublé par des incidents qui ne font que compliquer le problème. On sait du reste que cette réduction n’est pas un procédé purement scientifique. Les oscillations continuelles des prix du marché, leur baisse et leur hausse se compensent et s’annulent réciproquement et se réduisent d’ellesmfimes au prix moyen comme à leur règle intime. C’est cette règle qui dirige le marchand ou l’industriel dans toute entreprise qui exige un temps un peu considérable. Il sait que si l’on envisage une période assez longue, les marchandises no se vendent ni au-dessus ni au-dessous, mais à leur prix moyen. Si doue l’industriel avait intérêt à y voir clair, il devrait so poser le problème de la manière suivante : Comment le capital peut-il so produire, si les prix sont régies par le prix moyen, o’est-à-dire en dernière instance par la valeur dos marchandises? Je dis » en dernière Instance » parce que les prix moyens ne coïncident pas directement avec les valeurs des marchandises, comme le croient A. Smith , Kicardo et d’autres.

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