‹ Le capital T. 1Chapitre 62 sur 357 · C’est principalement sur cette proposition que J \out · texte numérisé non relu

C’est principalement sur cette proposition que J \out

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à ses propres frais, aucune de ces opérations « ’a u gm '• n * ,!ra l’argent employé à 1 acquisitXn de sa maison.

Le capitaliste, qui est a cheval sur son économie nolilicfue vulgaire, s'écriera peut-être qu’il n’a avancé son argent qu’avec l’intention de le multiplier. Mais le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions. et personne ne peut 1 empêcher d avoir l’intention de faire de l’argent sans produire ’. 11 jure qu’on ne l'y ratlrappera plus; à 1 avenir il achètera sur le marché, des marchandises toutes laites au lieu de les fabriquer lui-même. Mais si tous ses compères capitalistes font de même, comment trouverdos marchandises sur le marche .'Pourtant il ne peut manger son argent. Il sc met, donc /mous catéchiser: on devrait prendre en considération son abstinence, il pouvait faire ripaille avec scs 16 schellings ; au lieu de cela il lés a consommés produclivemcnt et un a lait des lilés. C’est vrai, mais aussi a-t-il des lilés et, non des remords. Qu’il prenne garde de partager Io sort du thésauriseur oui nous a montré oit conduit 1 ascétisme.

I/ailleurs là où il n’y a lien le roi perd scs droits. Quel que soit le mérite de son abstinence, il ne trouve pas de fonds pour la payer puisque la valeur de la marchandise qui sort de la production est tout juste égale à la somme des valeurs qui y sont, entrées. Que son baume soit cette pensée consolante : la vertu ne se paie que par la vertu. Mais non! il devient importun. Il n’a que faire de ses lilés; il les a produits pour la vente. Eli Lien, qu’il les vende donc ! ou ce qui serait plus simple, qu’il ne produise à l’avenir que des objets nécessaires à sa propre consommation : Mac Culloch, son Ksmlape ordinaire, lui a déjà donné cette panacée ‘•outre les excès épidémiques de production. Le voilà qui regimbe. L’ouvrier aurait-il lu prétention de bâtir en l’air avec ses dix doigts, de produire des marchandises avec rien? Ne lui a-t-il pas fourni la matière dans laquelle et avec laquelle seule il peut donner un corps à son travail? Et, comme la plus grande partie de la société civile se compose de pareils va-nu-pieds, ii’n-t-il pas avec ses moyens de production, son coton et ses broches, rendu un service immense à la susdite société, et plus purlicidièremriit à l'ouvrier auquel il a avancé par-dessus le marche la subsistance? Et il no prendrait rien pmu i.e sei vice ! Mais est-ce que l’ouvrier ne lui a lias en échangé rendu le service de convertir en lilés sm, coton et. ses broches? Du reste, il ne s’agit services 1 . Le service n’est, que l’effet

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jurlH. de son capital do la production pour spéculer si les actions de chemin ,1e fer. Mc même, pendant la guur civile américaine il lerma sa fabrique et jota ses ouvriers sur 1’ u pour jouer sur les rotons l.ruts à la bourse île Liverpoi

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utile d’une valeur d’usage, que celle-ci soit marchandise ou travail *. Ce dont il s agit, e est de la valeur d’échange. Il a payé à l’ouvrier une valeur de 3 shellings. Celui-ci lui en rend l’équivalent exact en ajoutant la valeur de 3 sh. au coton, valeur contre valeur. Notre ami tout-à-l’heure si gonilé d’outrecuidance capitaliste, prend tout à coup l’attitude modeste d’uu simple ouvrier. N’a-t-il pas travaillé lui aussi ? Son travail de surveillance et d’inspection, ne forme-t-il pas aussi de la valeur? Le directeur de sa manufacture et son contre-maître en haussent les épaules. Sur ces entrefaites le capitaliste a repris, avec un sourire malin, sa mine habituelle. Il sc gaussait de nous avec ses litanies. De tout cela il ne donnerait pas deux sous. Il laisse ces subterfuges, ces finasseries creuses aux professeurs d’économie politique, ils sont payés pour cela, c’est leur métier. Quant à lui, il est homme pratique et s’il ne réfléchit pas toujours à ce qu’il dit en dehors des affaires, il sait toujours en affaires ce qu’il fait.

Regardons- y déplus près. La valeur journalière de la force de travail revient à 3 sh. parce qu’il faut une demi-journée de travail pour produire quotidiennement cette force, c’est-à-dire que les subsistances nécessaires pour l’entretien journalier de l’ouvrier coûtent une demi-journée de travail. Mais le travail passé que la force de travail recèle et le travail actuelqu’ellepeut exécuter, ses frais d’entretien journaliers et la dépense qui s’en fait par jour, ce sont là deux choses toutàfait différentes. Les frais delà force en déterminent la valeur d’échange, la dépense de la force en constitue la valeur d’usage. Si une demi-journée de travail suffit pour faire vivre l’ouvrier pendant 24 heures, il ne s’en suit pas qu’il ne puisse travailler une journée tout entière. La valeur que la force de travail possède et la valeur qu’elle peut créer, different donc de grandeur. C’est cette différence de valeur que le capitaliste avait en vue, lorsqu’il acheta la force de travail. L’aptitiule de celle-ci, à faire des lilés ou des bottes, n’était qu’une condilio sine qua non, car le travail doit être dépensé sous une forme utile pour produire de la valeur. Mais ce qui décida l’affaire, c’était l’utilité spécifique do cette marchandise, d’être source de valeur et de plus de valeur qu'elle n’en possède ellemême. C’est là le service spécial que le capitaliste lui demande. Il se conforme en ce cas aux lois éternelles de l'échange des marchandises. En effet le vendeur de la force de travail, comme le vendeur de

service Je retire en lui prêtant aide pour faire ses exploits de meurtre et de pillage sur les grands chemins, et pour attaquer les propriétés et les personnes. Les papistes rendent aux nôtres un grand service, en ce qu’ils ne noient pas, ne lnùlent pas, ne tuent pas, ne laissent pas pourrir dans les cachots tous les nôtres, et en laissant vivre quelques uns qu’ils se contentent do chasser en leur prenant d’abord tout ce qu’ils possèdent. Le diable lui-même rend a ses serviteurs uu grand, un Incommensurable service.... En somme le monde entier regorgo de glands, d excellents, de quotidiens services et bienfaits. » (.Martin Luther: An Oie Pfarherm, t vider den tou cher su p redi yen, etc. (Wittemberg, 1540).

I- « ûii comprend le service que la catégorie service doit rendre à une espèce d’économistes comme J. B. Say et E. Bastiat. • Karl ifarx: • Zur Kritik » etc. p. 14.

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