‹ Le capital T. 1Chapitre 65 sur 357 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

On voit ici d’

von mi cl une manière frappante .

OJC11 de production no transmet jamais au nv0 du" p,us d« S«’il «•« perd1 lui-mCmo’par

son dépérissement dans le n avait aucune valu

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cours clu travail. S'il n’était l,»; » “ pci dre, cost-a-dire s’il

il ne pourrait trinsféror pioJuu.f,a travail humain, Il servirait à former des

former des valeurs. C’est le casuM 1/ T™ “

tous les moyens de production que Cï ilT

tuie, sans que l’homme y soit pour ri ... ' U'!’

terre l'eau, le vent, le fer dans k veine *

lo bois dans la forêt primitive, et aiS Z S"

Nous rencontrons ici un autre phénomène hitêîessant. Supposons qu une machine vaille exemple 1000 liv. st. et qu’ello s’use en’ mille, jours ; dans ce cas un millième de la valeur de la machine se transmet chaque jour à son procliut journalier ; mais la machine, (juoiqu'avoc une vitalité toujours décroissante, fonctionne toujours tout entière dans le procès de travail. Donc quoiqu’un facteur du travail entre tout entier dans la production d’une valeur d’usage, il neutre que par parties dans la formation de la valeur. La différence entre les deux procès se reflète ainsi dans les facteurs matériels, puisque dans la même opération un seul et même moyen de production connue intégralement comme élément du premier procès et par fractions seulement comme élément du second'.

Inversement un moyen de production peut entrer tout entier dans laformation de la valeur, quoique en partie seulement dans la production dos valeurs d’usage. Supposons que dans l’opération du filage, sur 1 15 livres de coton il y en ait quinze de perdues, c’est-à-dire qui forment au lieu de filés ce que les Anglais appellent la poussière du diable (dcvil’s dust). Si néanmoins, ce déchet de 15 pour lOOest normal et inévitable en moyenne dans la fabrication, la valeur

1. Il ne s’agit pas ici de travaux île réparation des outils, des machines, des constructions, etc. Une machine qu’ou répare ne fonctionne pas comme moyen mais comme objet de travail. On ne travaille pas avec elle; c’est clic-même qu’on travaille pour raccommoder sa valeur d’usage. Pour nous do pareils raccommodages peuvent toujours être censés inclus dans le travail qu’exige la production de l’instrument. Dans le texte il s’agit de l’usure qu’aucun docteur ne peut guérir et qui amène peu à peu la mort, « de ce genre d’usure auquel on ne peut porter remède do temps en temps et qui, s il s agit d un couteau par exemple, le réduit finalement à un état tel que le coutelier dit de lui : il ne vaut plus la peine d’une nouvelle lame. » On a vu plus haut, qu’une machine, par exemple, entre tout entière dans chaque opération productive mais par fractions seulement dans la formation simultanée de la valeur. On peut juger d’après cela du quiproquo suivant : « M. Kicardo, parle de la portion du travail de l’ingénieur dans la construction d’une machine à faire des has comme conteeu^ par exemple, dans la valeur d’une paire de lias. CePen“J

travail total qui produit chaque paire de bas, -n ferme le ^ vail entier de l’ingénieur et non .une “BimI| pu être

fait plusieurs paires et aucune de P )a ma(.hjnc , < Obser -

faite sans employer toute» les i p particularly

talions on certain verbal dupaMin J- Londün mi,

rtui'aumurfd^Ueurs pédant plein de suffisance, a raison r - polémique, jusqu’à un cer.ain point, en ce sens que n. WcaVdo iü aucun économiste, avant ou apres lu., n ont dts- Ungué exactement les deux cèles du travail et encore moins analysé leur influence diverse sur la formation de la valeur.

dos 15 liv. de colon, qui ne forment aucun élément îles li lés entre tout autaut dans leur valeur que les 1 00 Jiv qui en forment la substance. Il faut que 15 liv. de coton s’en aillent au diable pour qu’on puisse iaiie 100 liv. de filés. C’est précisément parce que (•etlé perte est une condition de la production que le coton perdu transmet, aux lilés sa valeur. Et il en est de même pour tous les excréments du travail, autant bien entendu qu’ils ne servent plus a former de nouveaux moyen» de production et conséquemment de nouvelles valeurs d’usage. Ainsi, ou voit dans les grandes fabriques de Manchester des montages de rognures de 1er, enlevées pard’énormes machine? comme des copeaux de bois par le rabot, passer le soir de la fabrique à la fonderie, et revenir le lendemain de la fonderieà Ja fabrique en blocs de fer rnassit.

Les moyens de production ne transmettent de valeur au nouveau produit qu’autant qu i ils en perdent sous leurs anciennes formes d’utilité. Le maximum de valeur qu’ils peuvent perdre dans le tours du travail a pour limite la grandeur de valeur originaire qu’ils possédaient en entrant dans l’opélaCon, ou le temps de travail que leur production a exigé. Les moyens de production ne peuvent donc jamais ajouter au produit plus de valeur qu’ils n’en possèdent eux-mêmes. Quelle que sent l’utilité d’une matière première, d’une machine, d’un moyen de production, s’il coûte 150 liv. st., soit cinq cents journées de travail, il n’ajoute au produit total qu’il contribue à former jamais plus de 150 liv. st. Sa valeur est délermiiiée non par le travail oit il entre comme moyen de product ion, mais par celui d’où il sort comme produit. 11 ne sert dans l’opération à laquelle un l’emploie que comme valeur d’usage, comme chose qui possède, des propriété» utiles; si avant d’entrer dans celle opération, il n’avait possédé aucune valeur, il n’en donnerait aucune au produit1.

1. on peut jusrer d’après cola de l’idée lumineuse de J. E say i|ui veut faire dériver le plus value (intérêt, profit, rente, dos services productifs que. les moyens de production : terrt iiislriiiMoiits, cuir, etc., rendent au travail par leurs valeui d usage. l.o professeur Kosclicr qui ne perd jamais une occa sion de coudre noir sur blanc et do présenter des explication mue nie uses faites de pièces et de morceaux, s’écrie à ce pre p"s . .1. li. Sav, dans son Truité, t. I, ch. tv, lait cette re

•narque. très-juste, que la valeur produite par un moulin lonle. de.liir.limi laite de tous Irais, esl quelque chose de lieu: différent du travail ]>ar lequel le moulin lui o Jur .' rte erre (|. r. p. 8?. note.) c’est en effet très-juste "•le produite par le moulin esl quelque chose de lue "••'•'Il que ce moulin coule Kl sous le nom d "outre lloseliee comprend des choses connu puisque | huile a de la valeur : mais comme . dan , " * trouve de l’huile de pétrole, quoiauc rr

aOmmMpcu.il en déduit ce. autre dogme Sla £

' presque pas de valeurs d’échange ■ La n

|u.ede lions, curttose.tier, avec sa valeur d'échange ressemble !’ lu",, l, II., qui avouait bien avoir eu un enfant, . mais • petit! ■ Le même savant sérieux dit encore en une antre ol r.ision . • . école de Kicardo a coutume de faire entrer le eu pil.il da is le concept du travail, en le définissant du trava aecniniile Coei est malhabile (!) parce que certes le possède*

Ihode que II. Hoseher baptise du nom . d’anaiomko-phvsioh

giquede 1 économie poil, est luibile ! 1 |c cou e

,m simple desir do ta volonté on source inépuisable dé val' or

«lillrivul

■ valeur • il.mlf, lu naltiiv

Pendant que le travail productif transforme les moyens de production en éléments formateurs d’un nouveau produit, leur valeur est sujette à une espèce de métempsycose. Elle va du corps consommé au corps nouvellement formé. Mais cette transmigration s’effectue à l'insu du travail réel. Le travailleur ne peut pas ajouter un nouveau travail, créer par conséquent une valeur nouvelle, sans conserver des valeurs anciennes, car il doit ajouter ce travail sous une forme utile et cela ne peut avoir lieu sans qu’il transforme des produits en moyens de production d’un produit nouveau auquel il transmet par cela même leur valeur. La force de travail en activité, le travail vivant a donc la propriété de conserver delà valeur en ajoutant de la valeur; c’est là un don naturel qui ne coûte rien au travailleur, mais qui rapporte beaucoup au capitaliste ; il lui doit la conservation de la valeur actuelle de son capital*. Tant que les affaires vont bien, il est trop absorbé dans la fabrication de la plus-value pour distinguer ce don gratuit du travail. Des interruptions violentes, telles que les crises, le forcent brutalement à s’en apercevoir1.

Ce qui se consomme dans les moyens de production, c’est leur valeur d’usage dont la consommation par le travail forme des produits. Pour ce qui est de leur valeur, en réalité elle n’est pas consommée 3 et ne peut pas, par conséquent, être reproduite. Elle est conservée, non en vertu d’une opération qu’elle subit dans le cours du travail, mais parce que l’objet dans lequel elle existe à l’origine ne disparaît que pour prendre une nouvelle forme utile. La valeur des moyens de production reparaît donc dans la valeur du produit; mais elle n’est pas, à proprement parler, reproduite. Ce qui est produit, c’est la nouvelle valeur d’usage dans laquelle la valeur ancienne apparaît de nouveau4.

1. « De tous les instruments employés par le cultivateur, le travail de l’homme est celui sur lequel il doit le plus faire fonds pour le remboursement de son capital. Les deux autres, d’uu côté les bêtes de trait et de labour, de l’autre, les charrues, tombereaux, pioches, bêches et ainsi de suite, ne sont absolument rien sans une portion donnée du premier. » (Edmund Jim ke : Thoughtx and détails on sr.arr.ity, oriyinaHy p resented lu tlie H. lion. 11'. Pitt in the monlh of novembei 1695, Édit. London 1801). p. 10.

2. Dans le Times du 20 nov. 1862, un fabricant dont la filature occupe 800 ouvriers et consomme par semaine 150 baltes de coton indien en moyenne, ou environ 135 balles de coton américain, fatigue le public de scs jérémiades sur les frais annuels que lui coûte la suspension intermittente du travail dans sa fabrique. Il les évalue à 6000 liv. st. Parmi ces frais se trouve nombre d’articles dont nous n’avons pas à nous occuper, tels que rente foncière, impôts, prime d’assurance, salaire d’ouvriers engagés à l’année, surveillant, teneur de livres, ingénieur et ainsi de suite. 11 compte ensuite 150 1. st. de charbon pour chantier la fabrique de temps à autre et mettre la machine à vapeur en mouvement, et de plus le salaire des ouvriers dont le travail est occasionnellement -nécessaire. Enfin 1 200 L st. pour les machines, attendu que « la température et les principes naturels de détérioration ne suspendent pas leur action parce que les machines ne fonctionnent pas. ■ Il remarque emphatiquement que si son évaluation ne dépasse pas de beaucoup cette somme de 1200 1. st. c’est que tout son matériel est bien près d’être hors d’usage.

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