On Ut dans un manuel imprimé aux États-Unis, st qui est
CHAPIÏKBL VIII
Ii en est tout autrement du facteur subjectif de la production, c’est-à-dire de la force du travail en activité.Tandis que, par la forme que lui assigne son but, le travail conserve et transmet la valeur des moyens de production au produit, son mouvement crée à chaque instant une valeur additionnelle, une valeur nouvelle. Supposons que la production s’arrête au point où le travailleur n’a fourni que l’équivalent de la valeur journalière de sa. propre force, lorsqu’il a, par exemple, ajouté par un travail de six heures une valeur de 3 sh. Cette valeur forme 1 excédant de la valeur du produit sur les éléments de cette valeur provenantdes moyens de production. G est la seule valeur originale qui s est produite, la seulepar— tie de la valeur du produit qui ait été enfantée dans le procès de sa formation. Elle compense l’argent que le capitaliste avance pour l’achat de la force de travail, et que le travailleur dépense ensuite en subsistances. Par rapport aux 3 sh. dépensés, la valeur nouvelle de 3 sh. apparaît comme une simple reproduction; mais cette valeur est reproduite en réalité, et non en apparence, comme la valeur des moyens de production. Si une valeur est ici remplacée par une autre, c’est grâce à une nouvelle création.
Nous savons déjà cependant que la durée du travail dépasse le point où un simple équivalent de la valeur de la force de travail serait reproduit et ajouté à l’objet travaillé. Au lieu de six heures qui suffiraient pour cela, l’opération dure douze ou plus. La force de travail en action ne reproduit donc pas seulement sa propre valeur; mais elle produit encore de la valeur en plus. Cette plus-value forme l’excédant de la valeur du produit sur celle de ses facteurs consommés, c’est-à-dire des moyens de production et de la force de travail.
En exposant les différents rôles que jouent dans la formation de la valeur du produit les divers facteurs du travail, nous avons caractérisé en fait les fonctions des divers éléments du capital dans la formation de la plus-value. L’excédant de la valeur du produit sur la valeur de ses éléments constitutifs est l’excédant du capital accru de sa plus-value sur le capital avancé. Moyens de production aussi bien que force de travail, ne sont que les diverses lormes d’existence qu’a revêtues la valeur-capital
peut-être à sa vingtième édition: ■ peu importe la forme sous laquelle le capital réapparaît.» Après une énumération à dormir debout de tous les ingrédients possibles de la production dont la valeur se montre de nouveau dans le produit, on trouve pour conclusion: « Les différentes espèces d’alimeuls, de vêtements, de logements nécessaires pour l’existence et le confort de l être humain sont ainsi transformées. Elles sont consommées de temps en temps et leur valeur réapparaît dans cette nouvelle vigueur communiquée à son corps et à son esprit, laquelle forme un nouveau capital qui sera employé de nouveau dans 1 œuvre de la production. » (Weyland, 1. c., p. 31, 32.) Abstraction faite d’autres bizarreries, remarquons que ce n’est pas le prix du pain, mais bien ses substances formatrices du sang qui réapparaissent dans la force renouvelée de l’homme. Ce qui au contraire réapparaît comme valeur delà force, ce ne sont pas les moyens de subsistance mais leur valeur. Les mêmes moyens de subsistance, à moitié prix seulement, produisent tout autant de muscles, d’os, etc., en un mot la même force, mais non pas une force de même valeur. Cette confusion entre . valeur ■ et • force » et toute celte indécision pharisaîqun n’ont pour but que de dissimuler une tentative inutile, relie d’expliquer une plus-value pur la simple réapparition de valeurs avancée»
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La partie du capital transformée en force de tri vail change, au contraire, de valeur dans le cnn* de la production. Elle reproduit son propre éimivalent et de plus un excédant, une plus-value qui Lnl elle-meme varier et être plus ou moins grande. Celle partie du capital se transforme sans cesse do grandeur constante en grandeur variable. C’est pourquoi nous la nommons partie variable du capital, ou plus brièvement : capital variable. Les mêmes éléments du capital qui, au point de vue de la production des valeurs d’usage, se distinguent entre eux comme facteurs objectifs et subjectifs, comme moyens de production et force de travail, se distinguent au point de vue de la formation de valeur en capital constant et en capital variable.
La notion de capital constant n’exclut en aucune manière un changement de valeur de ses parties constitutives. Supposons que la livre de coton coûte aujourd’hui '/aschelling et que demain, par suite d’un déficit dans la récolte de coton, elle s’élève à 1 schelling. Le coton ancien qui continue à être façonné a été acheté au prix de */s schelling; mais il ajoute maintenant au produit une valeur de 1 sch. Et celui qui est déjà Ëié , et qui circule même peut-être sur le marché sous forme de lilés, ajoute également au produit le double de sa valeur première. On voit cependant que ces changements sont indépendants de l’accroissement de valeur qu'obtient le coton par le filage même. Si le coton ancien n’était pas encore en train d’être travaillé, il pourrait être maintenant revendu 1 sh. au lieu de */2 sh. Moins il a subi de façons, plus ce résultat est certain. Aussi, lorsque surviennent de semblables révolutions dans la valeur, est-ce une loi de la spéculation d’agioter sur la matière première dans sa forme la moins modifiée par le travail, sur les files plutôt que sur le tissu, et sur le coton plutôt que sur les filés. Le changement de valeur prend ici naissance dans le procès qui produit le coton et non dans celui où le coton fonctionne comme moyen de production, et par suite comme capital constant. La valeur, ilestvrui.se mesure par le quantum de travail fixé dans une marchandise ; mais ce quantum lui-même est déterminé socialement. Si h de travail social qu’exige la production d un subit des variations, — et le même quantum e ^
ton, par exemple, représente un 5/““" 'fj;lUV;usc
sid érable de travail lorsque^ ^recoU^ que lorsqu elle est bonne • ue comme échanancienne, qui ne compte Jd° J immédiatement, tillon de son espece’, s en resse
, . Toutes les productions d’un même genre ne forment
Jpremen. qu’une masse, dont le prix se détermine en general et sans égard aux circonstances particulières. (
parc, rme sa valeur est toujours mesurée par le
rava.l socialement nécessaire, ce qui veu dire par
](> (ravaij nécessaire dans les conditions actuelles de
^ Comme la valeur des matières, la valeur des instruments de travail déjà employés dans la production, machines, constructions, etc., peut changer, et par cela même la portion de valeur qu’ils transmettent au produit. Si, par exemple, à la suite d’une invention nouvelle, telle machine peut être reproduite avec une moindre dépense de travail, la machine ancienne de même espèce perd plus ou moins de sa valeur et en donne par conséquent proportionnellement moins au produit. Alais dans ce cas. comme dans le précédent, le changement de valeur prend naissance en dehors du procès de production où la machine fonctionne comme instrument. Dans ce procès, elle ne transfère jamais plus de valeur qu’elle n'en possède ellemême.
De même qu'un changement dans la valeur des moyens de production, malgré la réaction qu’il
opère sur eux, même après leur entrée dans le pr ocès de travail, ne modifie en rien leur caractère de capital constant, de même un changement survenu dans la proportion entre le capital constant et le capital variable n’alfecte en rien leur différence fonctionnelle. Admettons que les conditions techniques du travail soient transformées de telle sorte que là où, par exemple, dix ouvriers avec dix instruments de petite valeur façonnaient une masse proportionnellement faible de matière première, un ouvrier façonne maintenant avec une machine coûteuse une masse cent fois plus grande. Dans ce cas, le capital constant, c’est-à-dire la valeur des moyens de production employés, serait considérablement accrue, et la partie du capital convertie en force de travail considérablement diminuée. Ce changement ne fait que modifier le rapport de grandeur entre le capital constant et le capital variable, ou la proportion suivant laquelle le capital total se décompose en éléments constants et variables, mais 11 allecte pas leur différence fonctionnelle.