‹ Le capital T. 1Chapitre 76 sur 357 · Il est impossible de von ces "1J' e“' qul ne · texte numérisé non relu

Il est impossible de von ces "1J' e“' qul ne

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, (ra railleur libre fournit au capitaliste extra, le 1 g de SUrtravail par semaine. C’est

? X ®°eU ^hose que s’il travaillait 3 jours pour lui-

-et 3 jours gratis pour le capitaliste. Mais ceci <aute p-w aux veux ; surtravail et travail nécessaire se confondent l’un dans l’autre. On pourrait, en effet, exprimer le même rapport en disant, par exemple, que l’ouvrier travaille dans chaque minute 30 secondes pour le capitaliste et 30 pour lui-même. Il en est autrement avec la corvée. L’espace sépare le travail nécessaire que le paysan vainque, par exemple, exécute pour son propre entretien, de son travail extra pour le boyard. Il exécute 1 un sur son champ à lui et l'autre sur la terre seigneuriale. Les deux parties du temps de travail existent ainsi l’une à côté de l’autre d’une manière indépendante. Sous la forme de corvée, le surtravail est rigoureusement distinct du travail nécessaire. Cette différence de forme ne modifie assurément en rien le rapport quantitatif des deux travaux. Trois jours de surtravail par semaine restent toujours trois jours d’un travail qui ne forme aucun équivalent poulie travailleur lui-même, quel que soit leur nom, corvée ou profit. Chez le capitaliste, cependant, 1 appétit. de surtravail se manifeste par son âpre passion à prolonger la journée de travail outre mesure; riiez le boyard, c’est tout simplement une chasse aux jours corvéables*.

bans les provinces danubiennes, la corvée se trouvait côte à côte des rentes en nature et autres redevances; mais elle formait le tribut essentiel payé à la classe régnante. Dans de pareilles conditions, la corvée provient rarement du servage; mais le servage, au contraire, a la plupart du temps la corvée pour origine. Ainsi en était-il dans les provinces roumaines. Leur forme de production primitive était fondée sur la propriété commune, différente cependant des formes slaves et indiennes. Une partie des terres était cultivée comme propriété privée, par les membres indépendants de la communauté; une autre partie, — l’oser publiais , — était travaillée par eux en commun. Les produits de ce travail commun servaient d’une part comme fonds d’assurance contre les mauvaises récoltes et autres accidents; d autre part, comme trésor public pour couvrir les frais de guerre, de culte et autres dépenses communales. Dans le cours du temps, de grands dignitaires de 1 armée et de l’Église usurpèrent la propriété commune et avec elle les prestations en usage. Le travail du paysan, libro cultivateur du sol commun, sc transforma eu corvée pour les voleurs de ce sol. De là naquirent et se développèrent ii s îappoits de servage, qui ne reçurent de sanction

, ; wü, proclame en isai par

le général russe Kisselciï, fut dicté par les boyards. La Russie conquit ainsi du même coup les magnats des provinces du Danube et les applaudissements du crétinisme libéral de l’Europe entière.

D après le Règlement organique, tel est le nom

mainos S° rïl’1>0ll'u aux conditions des provinces rou-

Crioiéo. °S ctuilfc'eracnt‘i opéré* depuis la guerre de

que porte ce code, tout paysan valaque doit au soidisant propriétaire foncier, outre une masse trèsdétaillée de prestations en nature : 1* 12 jours de travail en général; 2° 1 jour pour le travail des champs, et 3° 1 jour pour le charriage du bois. En tout 14 jours par an. Or, avec une profonde sagacité économique, on a eu soin d’entendre par journée de travail non pas ce qu’on entend ordinairement par ce mot, mais la journée de travail nécessaire pour obtenir un produit journalier moyen, et ce produit journalier moyen a été déterminé avec tant de rouerie, qu’un cyclope n’en viendrait pas à bout en 24 heures. Le « règlement » lui-mème déclare donc, avec un sans-façon d’ironie vraiment russe, qu’il faut entendre par 12 jours de travail le produit d’un travail manuel de 36 jours; par un jour de travail des champs, trois jours ; et par un jour de charriage de bois, trois jours également. Total : 42 jours de corvée. Mais il faut ajouter à ceci ce qu’on appelle la jobagie, ensemble de prestations dues au propriétaire foncier pour services agricoles extraordinaires. Chaque village, en raison de sa population, doit fournir pour la jobagie un contingent annuel. Ce travail de corvée supplémentaire est estimé à 14 jours pour chaque paysan valaque. Ces 14 jours, ajoutés aux 42 ci-dessus, forment ainsi 56 jours de travail par an. Mais l’année agricole ne compte, en Valachie, que 210 jours, à cause du climat. Si l’on en déduit 40 jours pour dimanches et fêtes, 30 en moyenne pour mauvais temps, soit 70 jours, il en reste 140. Le rapport du travail de corvée au travail nécessaire ou 66 § 0/0 exprime un taux de plus-value beaucoup moins élevé que celui qui règle le travail des ouvriers manufacturiers et agricoles de l’Angleterre. Mais ce n’est encore là que la corvée prescrite légalement. Et le « règlement organique, » dans un esprit encore plus « libéral » que la législation manufacturière anglaise, a su faciliter sa propre violation. Ce n’était pas assez d’avoir fait 54 jours avec 12, on a de nouveau déterminé de telle sorte l’œuvre nominale qui incombe à chacun des 54 jours de corvée, qu’il faut toujours un supplément à prendre sur les jours suivants. Tel jour, par exemple, une certaine étendue de terre doit être sarclée, et cette opération, surtout dans les plantations de maïs, exige le double de temps. Pour quelques travaux agricoles particuliers, la besogne légale de la journée se prête à une interprétation si large, que souvent cette journée commence en mai et finit en octobre. Pour la Moldavie, les conditions sont encore plus dures. Aussi un boyard s’cst-il écrié, dans l’enivrement du triomphe : « Les 12 jours de corvée du Règlement organique s’élèvent à 365 jours par an !» * .

Si le Règlement organique des provinces danubiennes atteste et légalise article par article une faim canine de surtravail, les Factory acts (lois de fabriques), en Angleterre, révèlent la même maladie , mais d’une manière négative. Ces lois réfrènent la passion désordonnée du capital à absorber

1. Pour plus de détails consulter E. Régnault : Histoire politique et sociale des principautés Danubiennes. Paris, 1855,

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