L. c. (4tU. Report 1865) 58, p
•la,nuit du mardi- Un cinquième fonderie d« f * \Uc dou,ze ans a travalll« clans une à Stavcly depuis 6 h. du matin jus-
do continucr'n T ^ flHatorzo j°urs ; il est incapablo ¥detS'US!0ngtCmI,S' George AHinsworth « Le lendemain nn' 8Uj8 Venu ici vendredi dernier, «heu es d^matiii Te m°?S COmmen‘er à trois « ici. f r1
« les champs avec un tablier de r.niv» , ° dans « petite jaquette par-dessus. Les deu^^'eajou™ «j étais ici vers 6 h. du matin. Ah! c’est «n « droit où ü fait chaud 1 Avant do venir id, j’ai Z “ vaille egalement dans un haut fourneau pendant « toutune année. G était une bien grande usine dans « la campagne. Je commençais aussi le samedi matin « a 3 h ; mais je pouvais du moins aller dormir « chez moi, parce que ce n’était pas loin. Les autres « jours je commençais à 6 h. du matin et finissais « à 6 ou 7 heures du soir, etc *. »
1. L. c. p. 13. Le degré de culture de ces «forces de travail» doit naturellement être tel que nous le montrent les dialogues suivants avec un des commissaires d’enquête : Jercmias Haynes, âgé de 12 ans : « Quatre fois quatre fait huit, mais quatre quatre, (4 fours) font 16.... Un roi est lui qui a tout l’or et tout 1 argent. ( A king is him lhat has ail the moneg and gold.) Nous avons un roi, on dit que c’est une reine, elle s’appelle princesse Alexandra. On dit qu’elle a épousé le fils du roi. Une princesse est un homme. » Wm. Turner, âgé de 12 ans : * Ne vit pas en Angleterre, pense qu’il y a bien un pays comme ça, n’en savait rien auparavant. » John Morris, 14 ans : « J’ai entendu dire que Dieu a fait le monde et que tout le peuple a été noyé, excepté un; j’ai entendu dire qu’il y en avait un qui était un petit oiseau. » William Smith, 15 ans : « Dieu a fait l’homme ; l’homme a fait la femme. ■ Edward Taylor, 15 ans : « Ne sait rien de Londres. » Henry Mattlicwmann, 17 ans: « Vais parfois à l’église. Un nom sur quoi ils prêchent, était un certain Jésus-Christ, mais je puis pas nommer d’autres noms et je puis pas non plus rien dire sur celui-là. Il ne fut pas massacré, mais mourut comme un autre. D’une façon il n’était pas comme d’autres, parce qu’il était religieux d’une façon, et d’autres ne le sont pas. » (He was not the same as other people in some ways, because ho was rcligious in some ways, and others, is n’t ». (I. c. 7*, p. 15). « Le diable est un bon homme. Jo ne sais pas où il vit.
Ihrist était un mauvais gars.(The devil is agood person. Idon t cnow where he lives. Christ was a wicked man.) » Ch. Empl. Heport Comm. V. 1866, p. 55, n- 278, etc., etc. Le même sysème règne dans les verreries et les papeteries tout comme lans les établissements métallurgiques que nous avons cites. )ans les papeteries où le papier est fait avec des machines, le rayai 1 de nuit est la règle pour toute opération, sauf pour le lélissage des chiffons. Dans quelques cas le travail de nuit est ;ontinué, par relais, pendant la semaine entière, depuis la nuit lu dimanche ordinairement jusqu’à minuitdu samedi suivant, .'équipe d’ouvriers de la série de jour, travaille cinq jour» 'jn 1 heures et un jour de 18 heures, et l’équipe de la série de iuit travaille cinq nuits de 12 heures et une de 6 heures, cbarue semaine. Dans d'autres cas chaque série travaille 24 heures Iternativement. Une série travaille 6 heures le lundi et 18 J amedi pour compléter les 24 heures. Dans d’autres cas encor ' n met en pratique un système intermédiaire, dans lequel eux qui sont attachés à la machine des faiseurs de pap; aillent chaque jour de la semaine à 16 réunir tous
It un des commissaires d’enquete, M. Lord, pa mes
;s maux qu’entraînent les relais de ots au dessous
nfants au-dessous de treize ans, d dans ce système
e dix-huit ans et des femmes sont I2 heures,
u travail de nuit. Maintes fois da - ^ „ relayeurs la
î^nr fallait travailler, par suite de 1 absence ' >
nnble série de 24 heures. Les dépositions des témoins prouent que des jeunes garçons et des jeunes filles sont trCa‘30u; »«t accablés d’un travail extra qui ne dure pas moins de 24 t même 36 heures sacs interruption. Dans les ntelicrs de ver-
v. „.nns mainlenant le capital lui-même expri- ! ni. rc de voir sur co travail de 24 heures '^'•‘interruption. Les exagérations de ce système, abus sa cruelle et incroyable prolongation de la journée 'sont naturellement passés sous silence. Il ,k- parle du système que dans sa forme normale.
MM. Xavier et Wickers, fabricants d’acier, qui emploient de 600 à 700 personnes, dont 10 •/„ audessous de dix-huit ans, sur lesquels 20 petits garçons seulement font partie du personnel de nuit, s’expriment de la manière suivante : « Les jeunes garçons ne sou firent pas le moins du monde de la chaleur. La température est probablement de 86 à 90 degrés Fahrenheit. A la forge et au laminoir, les liras travaillent jouret nuit en se relayant; mais, par contre, tout autre ouvrage se fait le jour, de 6 heures du matin à 6 heures du soir. Dans la forge, le travail a lieu de midi à minuit. Quelques ouvriers travaillent continuellement de nuit sans alterner, c'està-dire jamais le jour. Nous ne trouvons pas que le travail, qu’il s’exécute le jour ou la nuit, fasse la moindre dillcrencc pour la santé (de MM. Nayloi et Wickers bien entendu?), et vraisemblablement h-s gens dorment mieux quand ils jouissent de la même période de repos que lorsque cette période varie.... Vingt enfants environ travaillent la nuit avec les hommes.... Nous ne pourrions bien aller (tint wcll do) sans le travail de nuit de garçons aurlersous de dix-huit ans. Notre grande objection serait l'augmentation des frais de production.... Il est ilil'licile d’avoir des contre-maîtres habiles et des <• bras .. intelligents : mais des jeunes garçons, on
en obtient tant qu’on en veut Naturellement, eu
égard à la faible proportion de jeunes garçons que nous employons, une limitation du travail de nuit serait de peu d’importance ou de peu d’intérêt pour nous »
M. J. Ellis, de la maison John Brown et Cic, lahriciinls de fer et d’acier, employant 3000 ouvriers, hommes et jeunes garçons, « jour et nuit, par relais, >. pour la partie diflicile du travail, déclare que dans la pénible fabrication de l’acier, les jeunes garçons forment le tiers ou la moitié des hommes. Leur usine en compte 500 au-dessous de dix-lmit ans, dont un tiers ou 170 de moins de treize ans. 11 dit, a propos de la réforme législative proposée : << Je ne crois pas qu’il y aurait beaucoup à relire (very objcclionable ) de ne faire travailler
que
\ ■> j uc ne jairc xriiVi
aucun adolescent au-dessous de dix-huit ans 12 heures sur 24. Mais - — — -
. - ,1e ne crois pas qu’on
\ lac<M "uc hgne quelconque de démarcation | om nous empêcher d employer des garçons audessus de douze ans dans le travail de nuit. Nous accepterions bien plutôt, ajoute-t-il dans le même style, une lo, d après laquelle il nous serait intor-
li'ÏXr, lr0UV“ tl0S rDf fll,M de d0,,ze ans 'lui travaille.,! C* Par jour pendant le mon entier, sans autre répit régit
ZZJto r tro,S?T'hcU,VS i,u >llus pour les repas. Dam SrSi 011 1 °nna ‘jr Plument renoncé au travai tiu.e, ci « ÏÏÏ>?'idu” ^‘oyalilement au delà du temps legi- P'us sales tes ..n,''!01,11 ;L0H 11 so compose des opérations les (Irtn's Uii.pt0„ L,u r lau aal:es 0t *osPtus monotones. » (Cliil
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dit d’employer la nuit des garçons au-dessous de treize et même de quatorze ans, qu une del'ense de nous servir pour le travail de nuit de ceux que nous avons une bonne fois. Les garçons qui travaillent dans la série de jour doivent aussi alternativement travailler dans la série de nuit, parce que les hommes ne peuvent pas exécuter constamment le travail de nuit, cela ruinerait leur santé. Nous croyons cependant que le travail de nuit, quand il se fait à une semaine d’intervalle, ne cause aucun dommage (MM. Naylor et Wickers affirmaient le contraire pour justifier le travail de nuit sans intermittence, tel qu’il se pratique chez eux). Nous trouvons que les gens qui accomplissent le travail de nuit en alternant possèdent une santé tout aussi bonne que ceux qui ne travaillent que le jour — Nosobjections contre le non-emploi de garçons au-dessous de dix-huit ans au travail de nuit seraient tirées de ce que nos dépenses subiraient une augmentation, mais c’est aussi la seule raison (on ne saurait être plus naïvement cynique !). Nous croyons que cette augmentation serait plus grande que notre commerce (the trade), avec la considération que l’on doit à son exécution prospère, ne pourrait convenablement le supporter. (As the trade with due regard to, etc. could fairly bear!) (Quelle phraséologie!) Le travail est rare ici et pourrait devenir insuffisant par suite d’un règlement de ce genre. » (C’est-à-dire, Ellis, Brown etCie pourraient tomber dans le fatal embarras d’être obligés de payer la force de travail tout cequ’elle vaut1 . )
Les « forges cyclopéennes de fer et d’acier » do MM. Gammell etCie sont dirigées de la même manière que les précédentes. Le directeur gérant avait remis de sa propre main son témoignage écrit au commissaire du gouvernement, M. White; mais plus tard il trouva bon de supprimer son manuscrit qu’on lui avait rendu sur le désir exprimé par lui de le reviser. M. White cependant a une mémoire tenace. Il se souvient très-exactement que, pour MM. les cyclopes, l’interdiction du travail de nuit des enfants et des adolescents est une « chose impossible; ce serait vouloir arrêter tous leurs travaux, » et cependant leur personnel compte un peu moins de 6 “/0 do garçons au-dessous de dix-huit ans, et 1 ®/0 seulement au-dessous de treize2!
M. E. F. Sanderson, de la raison sociale Sanderson, Bros et G'", fabrication d’acier, laminage et forge à Attercliffe, exprime ainsi son opinion sur le même sujet : « L’interdiction du travail de nuit pour les garçons au-dessous de dix-huit ans ferait naître de grandes difficultés. La principale proviendrait do l’augmentation de frais qu’entraînerait nécessairement le remplacement des enfants par des hommes. A combien ces frais se monteraient-ils? Je ne puis le dire ; mais vraisemblablement ils ne s’élè-. veraient pas assez haut pour que le fabricant pût élever le prix de l’acier, et conséquemment toute la perte retomberait sur lui, attendu que les hommes (quel manque de dévouement) refuseraient naturellement de la subir. » Maître Sanderson ne sait pas combien il paye le travail des enfants, mais «peut-