‹ Le Capitole romain antique et moderne: La Citadelle, les temples, le Palais sénatorial, leChapitre 17 sur 88 · DÉCADENCE ET RUINE DU CAPITOLE · texte numérisé non relu

DÉCADENCE ET RUINE DU CAPITOLE

Le développement politique et monumental du Capitole avait t té lié directement au développement même de la cité romaine : Li décadence de Rome eut pour conséquence immédiate la décaience du Capitole.

cfferat agnum quem immolemus. » — i. Varr., De Ling. Lat., v, 167; Cicer., de Domo, 101 ; Tit. Liv., iv, 16, i. — 2. Cicer., Philipp., ir, 84; Velleius Pater- :cL., II, 8, 3; Vita Commod., xvi; Notit. Reg., ix; Chronog. Ann., 354, P- M^ 1 .'Id. Tii. Mommsen). — 3. Dessin de Dosio, n* 5354 (cf- R- Lanciani, Forma 'rtis Romœ, f. 28); Ch. Huelsen, I///" Topog. Jahrest., Rômisch. Mitlh., ;.>)2, p. 292.

DÉCADENCE ET RUINE Dl' CAPITOr.E. ig Lj

Dès l'établissement de la Tétrarchie, à la fin du m' siècle. J

Rome cesse d'être, sinon le centre de l'Empire, du moins la rési- î

dence des empereurs. Le Palatin est délaissé par Dioctétien et ses collègues, qui s'établissent au voisinage des frontières pour •

mieux en assurer la défense, Oioclétîen à Nicomédie, Maximien à Milan, Galerius à Sirniium, Constance Chlore à Trêves.

La reconstitution de l'unité monarchique par Constantin, en

323, ne rendit, ni à Rome, ni au Capitole, leur grandeur perdue.

En 33o, Constantin, abandonnant définitivement Kome, transporta

à Constantinople la capitale de l'Empire.

Les monuments du Capitole conservèrent, pendant deux siècles

iFig. II. — Le Mont Capilolin, d'après Canina.

encore, |leur ancienne splendeur. Mais, la vie s'était 'retirée [du Capitole; il ne représentait plus que le passé. — Ammien Marcellin, à propos des règnes de Constance et de Julien,- vante à deux reprises la magnificence du temple de Jupiter Capitolin'. Le poète Ausone célèbre le • temple doré du Capitole' ». Et cependant, la destruction du temple de Jupiter Capitolin avait déjà commencé : Stilicon, à la fin du iV siècle, avait enlevé, pour les transporter à Constantinople, les portes de bronze doré jqui donnaient accès aux cellœ'. En 4.55, le roi des Vandales, Genséric, maître de laNille, prit la moitié des tuiles dorées qui formaient la toiture*.

De tous les édifices du Capitole, le Tabularium, protégé par sa masse même et par la construction du palais sénatorial, est le seul qui se soit maintenu jusqu'à nous. — Les autres monu-

I. AiiHiE.N Mabcell., iïi, 10, 14. — 2- Ausos., Cljf. Urb., XII, 17 ; Aurea C^plloli culmina, — 3. ZosiK.. v, 38. — 4. Procop., Guerr, Vandat., 1, n : ■ 'EriXtiot ÎÈ «al i6v toû 4iàç toi KaitiTuWou viiliv xal toS TiïOu;f*lv iii»l-

5o LE CAPITOLE ROMAIN.

ments du Capitule et de l'Arx ont généralement disparu avant le temple de Jupiter Capitolin : il n'en est resté aucune trace*.

I. Les travaux exécutés depuis la Renaissance, soit sur le sommet, soit sur les flancs du Capitole, ont donné lieu à un certain nombre de découvertes, qui ont permis de préciser, sur bien des points, la topographie de la colline Capitoline. Outre quelques trouvailles isolées (1871 : Partie de la voie antique, qui longeait le flanc septentrional du Capitole [Via Giulio Romano actuellej ; 1872 et 1892, fragments du mur de Ser\'ius, à l'emplacement de la Via délie Tre Pile; 1888, maison privée, sur la Piazza del Campidoglio), ces découvertes sont dues surtout aux grands travaux qui ont eu lieu sur deux points de la colline : sur le flanc Nord-Est de l'Arx (travaux pour la construction du monument de Victor-Emmanuel, depuis 1881 : 1887, i88q, 1892, trois fragments du mur de Servius; 1888-1892, sanctuaires consacrés à des divinités orientales et nombreuses maisons particulières); sur le Capitole proprement dit (i865, 1875-1878, travaux du Palazzo Calïarelli et du Palais des Conservateurs : découverte de là plateforme du temple de Jupiter Capitolin; 1896, percement d'une nouvelle rue entre la Via Monte Caprino et la partie supérieure de la Via Monte Tarpeo découverte de l'angle Sud-Est de cette même plate-forme).

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