PALAIS DES CONSERVATEURS
Squarcialupi était au reste un grand destructeur d'antiquités; il avait fait une association avec une manière de bande noire qui exploitait les ruines de la ville et le mont Capitolin lui-même*.
Ces travaux n'eurent d'ailleurs pas très grande importance et l'aspect du palais resta à peu de chose près le même. C'est peutêtre à cette époque que le tribunal des conservateurs fut transporté au centre du palais où il se trouvait à la fin du siècle.
En i52i et en i522, la cour du palais fut agrandie*; mais déjà les difficultés financières se présentaient; le conseil eut grand'peine à trouver les fonds nécessaires au payement des mémoires de l'architecte; il fallut vendre la charge de protonotaire du Capitole et décider que les sommes qui étaient affectées à la restauration du Panthéon seraient détournées de leur emploi'.
Cependant, même après les embellissements qu'on venait d'y faire, la cour de leur palais semblait aux conservateurs « imparfaite et difforme » ; or l'année jubilaire de i525 approchait, pendant laquelle l'affluence des chrétiens serait certainement très grande à Rome ; il fut donc résolu que, < pour l'honneur de la cité >, une somme de cent écus serait consacrée à rendre la cour plus convenable*. Survint le sac de Rome en 1527; tous les travaux furent suspendus pendant plusieurs années.
En 1023, la création d'une bibliothèque et d'archives avait été décidée 5.
I. Lancianf, Storia degli Scavi di Roma, p. içS. Le conseil communal intervint. Un article des statuts interdisait d'ailleurs la destruction des anciens édifices. De Antiquis œdificiis non diruendis. Liv. IL art. 191. Statuts de i363, renouvelé dans les statuts suivants. Il prit, le 10 mars i52o, la délibération suivante : • Primus conservator... exposuit qualiter de auitorum Romanorum gestis in dmplitudine edificior. et illor. décore nil aliud hiis présent ittis temporïbtis oculatim videtur nisi ceu dirtita palatia, termae, archus, theatra et amphitreata (sic) ac balnea aqtiarq. latrine que omnia si Romanor, facultas tanta esset quod restaurari et conservari possint nulli dubiiimad ostendendum illorum animi ac potentie vires omnibus qui ex documentis ipsor. notitiam habent et locor. inspectione certiores redderentur. Que omnia pre uiribus inlesa custodiri debent. Qua propositione audita beneq. in huiusmodi senatus consulto cognita per patres ibidem manentes decretu extitit quod si facultas restaurandi Romanis deest a deuastantibus tueantur reiq. dum inueniuntur graui pena puniantur. » Archiv. Stor. Capit., Cred. I, vol. 14, fol. 119, et vol. 36, fol. 73. Lanciaxi, p. 195. Cf. F. Cerasoli, Usi e Regolamenti per gli Scavi..., Rome, 1897. — 2. Les payements sont faits au « Magister Dominicus architector qui dilatavit cortile palatii. » Archiv. Stor. Capit., Cred. I, vol. 36, fol. 104 et io5. Séance du 20 novembre i52i. — 3. Séance du 29 octobre 1524. Archiv. Stor. Capit., Cred. I, vol. i5, fol. i3i. Cf. vol. 3ô, fol. 188. Voir aussi Lanciani, Storia degli Scavi, p. 206. — 4. Ibid., Cred. I, vol. i5, fol. 147 et 148. — 5. Archiv. Stor. Capit., Cred. I, V. 36, f. 139.