LES ACADÉMIES
La joie populaire se manifestait au xviii" siècle, non plus par des représentations théâtrales, mais par des feux d'artifice et des
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L-anoniuides. Quand Innocent XIII fut élu, en 1721, le peuple on eut tant de joie, car il était d'ori^rinc romaine, que l'on lira au
I. Archiv. Su.r. C,ipil„Crcd. XVIll, v<il. 3:, fal u», aïo, 3ij6, 2i,\ dùlibùralion du = I lùvrior. dos 31 cl 24 mars i!!04 et du U févrifr liiiiS Ca?(i;i;llieri, Le .iue ( jpirf JHC, p. 55.
Capitole deux cents coups de mortier. Il en fut de même à chaque nouvelle réjouissance, si bien que les statues et les ornements des palais en reçurent quelque dommag'e: les Pères de S. Maria Aracœli intervinrent et, d'un commun accord, il fut décidé que les mortiers seraient déplacés et les feux d'artifice tirés plus loin (1737,)».
Le i5 février 1798, le peuple romain planta un arbre de la liberté sur la place du Capitole en présence des généraux Murât, Berthier et Cervoni ; quatre cents dragons assistèrent à la cérémonie. Dès que l'arbre fut dressé, on célébra des mariages ; le premier fut celui du baron Carlo Dosti avec la fille du capitaine Fruglia*.
Toutefois les cérémonies qui attiraient alors le plus la foule au Capitole étaient les réunions solennelles des Académies; elles y tenaient régulièrement leurs séances et en donnaient à l'occasion de publiques, soit à propos du couronnement d'un lauréat, soit pour faire applaudir un de leurs membres. A partir de 1702, l'Académie de dessin se réunit dans le nouveau palais des conservateurs: elle distribuait à certaines époques des couronnes à ses élèves'. L'architecte C-arlo Balestra lui légua plus tard sa fortune (i" juin 1769), en vue de cette cérémonie*. L'Académie des Infecondi s'assemblait également au Capitole ; les jours de séances publiques, elle illuminait les palais de lampions formant des festons et décorait la façade de ses armes qui étaient symboliques : « Un champ couvert de neige » avec cette devise consolatrice : Genninabii ^. Benoît XIV accorda à l'Académie des antiquaires une salle au ('apitoie'^. Les Arcadiens y eurent la leur'; ils y tenaient des assemblées d'éloquence et y célébraient des olympiades; en 1771, ils fêtèrent pour leur quatrième olympiade la réconciliation du pape Clément XIV avec l'empereur Joseph I**"; de nombreux cardinaux et les plus illustres parmi les Romains assistèrent à cette solennité ; la salle était ornée des statues des
I. Archiv. Stor. Capit., Cred. VI, vol. 17, fol. 2^8. L'emplacement occupé par les lavandières était celui où se trouve actuellement, dans te triangle que forment les deu.K escaliers du Capitole et de S. Maria Aracœli, la cage de la louve et la statue de Rienzo. Cf. ItU.^ vol. kx», fol. 63, et Cred. VII, vol. \i\ fol. 109. — 2. 1). SiLVAGNi, La Carte e la Suciclà, 2' éd., Florence, li^^2, vol. I, p. 458. — 3. Ces fêtes remontaient assez haut. Jl Ccntesùno de Vanna iCxp ccletrata in Roma dall' acca.iemia del Dises^na descriilo da Guskppe Ghezzi, piltare, Rome, 169O. Il existe un recueil en huit volumes des descriptions des fêtes données au Capitole par l'Académie du dessin, entre i6f)5 et 1812; il a été commencé par Giuseitl Ghezzi. Bibl. Casanatense, Mise. 4% 338. Cf. Canceli.iKRi, Le due Campane, p. i25. — .\. L'Académie de S. Luca a actuellement son siège dans le voisinage du Capitole, via Ronnella. — 5. Diaria del Chracas, 19 décembre 1733. — 6. Novelle Lellerarie florentine, p. 220. — 7. Voir le chapitre consacré au couronnement de Corilla (p. 228).