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III. — Autriche

Pays riche en forêts, dont la production en bois de feu disponible comme carburant forestier, est d’environ 1.200.000 mÿ par an, l'Autriche semblait d'autant plus intéressée au développement de la traction par gazogène qu’elle était jusqu’en 1935 dans l’entière dépendance de l’étranger pour son approvisionnement en carburants.

Avec 42.000 voitures automobiles en circulation, sa consommation en essence se montait à 80 millions de litres, alors que les 1.200.000 mÿ de bois de feu disponibles auraient pu en remplacer 200 millions.

Mais le développement du carburant forestier a été longtemps retardé en Autriche pour diverses raisons :

Tout d’abord, l’impôt très élevé sur l’essence était pour le Trésor une source de revenus considérables dont le Ministre des Finances ne voulait pas se priver. Dès lors le Gouvernement n’encourageait que très peu l’utilisation du carburant forestier.

D'autre part, la forte proportion de bois tendres (84 %) et surtout de conifères fut une gêne aussi longtemps que l’utilisation des bois résineux ne fut pas techniquement au point.

Cependant, en 1931, un Bureau de Renseignements Techniques pour le gaz des forêts fut créé au Conseil Supérieur Autrichien du Bois, qui s’intéressa activement à la question et se mit en rapport avec les cercles militaires.

En 1934 et 1936, des rallyes internationaux alpins eurent lieu avec la collaboration des organisations italiennes et suisses. Ils donnèrent un certain élan à la cause du gaz des forêts.

Des camions à gazogène furent utilisés en particulier par la poste fédérale autrichienne à Vienne.

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