‹ Le cardinal de Bérulle et le cardinal de Richelieu, 1625-1629Chapitre 24 sur 46 · LES PORTRAITS GRAVES DD CARDINAL DE BEHULLE · texte numérisé non relu

LES PORTRAITS GRAVES DD CARDINAL DE BEHULLE

(chap. XI. p. 515).

Le type que les graveurs français du dix-septième et du dix-huitième siècle ont le plus généralement reproduit est : soit le portrait en buste peint par Philippe de Champaigne et appartenant à la famille du cardinal, soit le portrait en pied, également peint par Philippe de Champaigne, et conservé aujourd'hui (l'original ? une copie ?) au séminaire de Saint-Sulpice.

C'est ce portrait qu'ont gravé :

1" JSicolas de P latte-Montagne, dans d'assez grandes dimensions. iV. de Plate Mo7itagne sciilpebat 1661. Morin excudit •.

2* Jacques Liibin, Desrochers, Habert et quelques autres, dans des dimensions plus petites.

3° Vérité, sur une petite planche portant la date de janvier 1791, et dont les épreuves ont été tirées tantôt en noir, tantôt en couleur.

Au bas de cette planche on lit le quatrain suivant :

Lorsque de Richelieu l'empire tyrannique Sous un sceplre de fer prétend tout asservir, Ce pieux cardinal fonde sa république Et pour la vérité sait parler et mourir.

Parmi les différents portraits gravés d'après d'autres peintres que Philippe de Champaigne, on peut citer :

1° Un portrait à mi-corps (très-rare) gravé [)ar Jérôme Bachot d'après A. Hérault.

2" Un petit portrait à mi-corps publié par Moncornet et réédité ensuite par Odieuvre.

3» Un autre, un peu plus grand, à mi-corps, gravé par Van Lochon en 1657.

4» Un petit portrait en buste, gravé dans une bordure octogone par Jaspar Jsac.

• Le portrait du cardinal de Bérulle, placé en tête de ce volume, est la reproduction de la gravure de Plattc-Montagiie. Je la dois à l'habile burin de M. Morse, qui n'a pas cru déroger eu prenant les conseils du maître de nos graveurs, RL Henriquel-Dupont.

PIECES JUSTIFICATIVES. S'il

5" Un portrait jusqu'aux genoux, dessiné et gravé par Michel Lasne. Il se trouve en tête de la première édition des OEiivres complètes du cardinal de Bérulle. Paris, chez A. Estienne, 1644, in-fol.

6" Un autre, plus petit, gravé aussi par Michel Lasne d'après l'original reproduit par Moncornet et Odieuvre. La planche de Michel Lasne offre cela de particulier, que la partie du fond qui avoisine la tête est traitée en clair, comme pour figurer les rayons d'une auréole ; fait curieux que l'on pourrait rapprocher du titre de Bienheureux donné à M. de Bérulle dans les Heures de Port-Royal. (Voy. plus haut, p. 549.)

7° Mentionnons enfin l'estampe placée en tête de la Vie de M. de Bérulle, par Habert de Gerisy, laquelle représente la mort du saint cardinal à l'autel. Dans le bas on lit ce distique :

C.nepta sub extremis vivens <jii;i; sacra sacerdos Non potui, moriens victima perficiam.

La gravure ne tardera pas sans doute à reproduire un portrait nouveau du cardinal de Bérulle. Dans la vaste et belle composition où M. Tinibal a représenté Vldstoire de la théologie, et dont il vient d'orner l'église de la Sorbonne, le fondateur de l'Oratoire occupe une place d'honneur à côté de saint François de Sales, son ami, de saint Vincent de Paul, son disciple. Cet hommage public rendu au cardinal de Bérulle par un artiste éininent, dans une œuvre qui demeurera, sous les voûtes d'une chapelle élevée par Richelieu, à côté de son tombeau, est une de ces victoires que la vérité et la justice finissent toujours par remporter même ici-bas.

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