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le marché, jaloux de son neveu, y travaillèrent de toutes leurs forces. Gondi, comme on le pense bien, ne se ménagea pas non plus. Il fit sa cour au roi, qui l'accueillit avec distinction, mais se garda bien de lui accorder ce qu'il convoitait, et pour obtenir le poste tant envié, il lui fallut attendre la régence. Il y eut là quelques semaines de félicité parfaite pour les courtisans : tout au plaisir d'être enfin la maîtresse, après tant d'années de retraite forcée ou de sujétion, Anne d'Autriche laissait tomber de ses belles mains toutes les grâces dont elles étaient pleines; et parmi ceux qui tendirent leur chapeau à la manne céleste, Gondi ne fut pas le dernier. Madame de Maignelais, Monsieur de Lisieux, Philippe-Emmanuel de Gondi, tous les pieux personnages qui formaient le parti, rapidement déclassé d'ailleurs, des Saints eurent la joie de voir enfin agréé le candidat qui méritait si bien leur dévote protection, et François-Paul de Gondi fut nommé coadjuteur de son oncle archevêque de Paris. C'était une lourde faute. Anne d'Autriche n'attendit pas longtemps pour s'en apercevoir.