‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 127 sur 218 · RETZ ET LE CARDINAL DUBOIS · texte numérisé non relu

RETZ ET LE CARDINAL DUBOIS

temps pour la personne de M. le cardinal Mazarin contribua à ce jeu, et Tintérêt de monsignor Chigi, secrétaire d'État, qui a été depuis Alexandre VII, y concourut aussi avec beaucoup d'effet. Il était assuré du chapeau pour la première promotion, et il n'oublia rien de ce qui la pouvait avancer. Monsignor Azzolini, qui était secrétaire des brefs et qui avait été attaché à Panzirole, avait hérité de son mépris pour le cardinal et de sa bonne volonté pour moi... » L'affaire fut loin de se présenter d'une manière aussi simple que le prétend le cardinal de Retz dans ses Mémoires ; elle ne fut pas enlevée aussi facilement qu*il veut bien nous l'assurer. De sérieux obstacles se dressèrent devant lui dont il ne dit mot, et il mit en œuvre pour les surmonter d'incroyables machinations dont il eût rougi de faire l'aveu et sur lesquelles il a jeté prudemment un voile épais. Sa correspondance nous permettra de soulever ce voile, de surprendre Retz sur le fait, ourdissant de sa main, sans le moindre scrujiule, les manœuvres les plus coupables, les plus inouïes, avec un cynisme, une audace et une perversité dont on aurait peine à citer un autre exemple, si ce n'est celui du cardinal Dubois.

lOMË I. 21

Page 1