‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 157 sur 218 · INSINUATIONS DU BAILLI CONTRE RETZ · texte numérisé non relu

INSINUATIONS DU BAILLI CONTRE RETZ

coadjuteur pour lo lui donner à lui-même. Que ce soit Tambition, Tenvie ou Tamour de la vérité qui ait dicté la lettre du bailli, elle n'en est pas moins curieuse. « Le pape, disait-il, ayant reçu la nomination du coadjuteur, songe à en faire sa créature. Il espère que le coadjuteur et le duc d*Orléans no permettront pas qu'il se décrète rien dans le conseil à son désavantage, y prenant toujours ses intérêts en main... J'approuve bien que Ton fasse ce qui est convenable pour hâter cette promotion, mais de sacrifier l'honneur de l'État pour cet effet, je n'en puis tomber d'accord. Si le pape cherche de la bonne volonté en France, qu'il la cherche directement par les satisfactions qu'il donnera au roi et non point à ses vassaux. Quand les premières barricades ont été faites à Paris, le pape a fait venir son nonce aux intérêts du Parlement, ainsi que vous l'avez vu, mettant son appui sur les malcontents \.. »

Dans ses lettres suivantes, le bailli disait au comte de Brienne que la seule cause du retard que le pape mettait à faire une promotion venait de l'embarras oti il se trouvait de donner satisfaction à tous les intérêts et à toutes les ambitions de sa famille, et que les intrigues des princes français n'y étaient absolument pour rien. Il lui apprenait en même temps qu'il avait découvert par ses espions que Montreuil allait rendre secrètement visite à l'ambassadeur d'Espagne". Pendant ce temps Montreuil

^ Le bailli de Vatançay au comte de Brienne, 6 novembre 1651 é Archives du minUlèt*e des affaires étrangères^ Rome, t. 120.

« Lettres tiu bailli des 13 et 20 novembre. Archives des aff',étr,^ Rome, t. 120.

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