RBTZ PATRONNÉ PAR MAZARIN
plus parmi mes ennemis M. le coadjuleur, lui écrivait l'illustre exilé, car nous sommes en fort bonne intelligence ; la chose est assez extraordinaire, mais Ton en voit de semblables en France. Il ne faut pas pourtant que personne, particulièrement au palais, ait connaissance de notre amitié, car elle lui serait fort préjudiciable à Tégard du pape, qui a seulement affecté de lui départir des grâces lorsqu'il remuait tout Paris contre moi. Je ne doute point que vous n'employiez votre crédit et votre adresse pour faire en sorte que la nomination que le roi a faite en sa faveur ait son effet, et croyant que vous ne seriez pas marri de savoir que vous m'obligerez en vous employant avec chaleur en cela, je vous en ai voulu donner avis, et je serai bien aise que vous me mandiez au plus tôt ce que vous espérez de l'affaire*... «
Dans une nouvelle audience, vers la fin d'octobre, le pontife assura de nouveau le bailli que toutes les intrigues qui seraient mises en jeu pour traverser la promotion du coadjuteur seraient inutiles tant que le roi paraîtrait la désirer '.
Jusqu'alors l'ambassadeur s'était scrupuleusement conformé aux premières instructions qu'il avait reçues pour faire réussir l'affaire du coadjuteur. Aussi n'est-on pas peu surpris de trouver, dans une lettre qu'il adresse à Brienne le 6 novembre, de perfides insinuations contre le prélat. Peut-être espérait-il que la cour de France ôterait le chapeau au
^ Lettres de Mazarin, t. XXIX. Archives du ministère de» a/fkiret itrangh'es, France.
* Le bailii de Vaiançay au comte de Brienne, 30 octobre 1651. Archives du ministère des affaires étrangères i Rome, t. 119.