‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 165 sur 218 · ESCOBARDERIE DE L*ABBÉ CUARRIER · texte numérisé non relu

ESCOBARDERIE DE L*ABBÉ CUARRIER

de me demander des lettres, puisque vou^ avez des blancs-signés de quoi en faire de plus éloquentes que moi, vous qui êtes tout frais esmolu * et véritablement Fiorentino*. » L'abbé, tout glorieux de cet éloge et pour le justifier de son mieux, tourna une lettre de sa façon contre le jansénisme et la présenta sous la signature du coadjuteur à monsignor *Chi^, afin de calmer ses inquiétudes et de dissiper ses soupçons. La lettre était conçue en termes équivoques, afin qu'au besoin le coadjuteur la put désavouer. Mis en verve et en belle humeur par ce tour à ritalienne, le coadjuteur répondit a Tabbé : « Je savais déjà ce que vous aviez fait en votre dernière entrevue du pape, et tout l'entretien que vous avez eu avec M. Chigi sur le jansénisme, et comme quoi, pour l'amuser, vous aviez fait une fausse lettre que j'approuve fort. Ce n'est pas, poursuivait-il d'un ton plus grave, que je ne fusse dès lors bien surpris du caprice de ces messieurs et de leur sotte conduite à mon égard. Vous pouvez croire que je le dois être encore bien davantage après ce que vous me mandez par votre dernière. Je ne suis pas résolu d'envoyer cette prétendue déclaration ( centime le jansénisme ) que vous me demandez, et c est la raison pour laquelle je ne vous ai pas dépéché d'exprès* Premièrement, je doute fort que cette pensée de Mi Chigi soit véritablemeni celle du pape, qui semble, comme vous m'en parlez, se soucier peu de ces sortes dé choses. En second lieu, vous n'avez point de lumières de cette congrégation de cardinaux qui peul

* Emoulu.

* 25 uuvembre 1031.

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