LETTRE D*APPARAT
jours... de la créance que Ton doit prendre en un juge, mais, qui Téioufferaient pour jamais en roccasion qui se présente aujourd'hui, dans laquelle il y aurait beaucoup d'apparence que les sentiments que je déclarerais me seraient plutôt dictés ou par mon ressentiment ou par mon ambition que par ma conscience.
<( Voilà y mon cher abbé, poursuivait le eoadjuteur, la raison qui m'empêche de donner la déclaration qu'on me demande , et, à vous parler franchement, je ne puis croire que la proposition en vienne de Sa Sainteté. Elle m'a témoigné jusques ici trop de bonté pour me vouloir obliger à des choses qui blessent mon honneur, et toutes ces marques de bienveillance qu'elle m'a données depuis quatre ans, en souhaitant ma nomination, me persuadent qu'elle n'a jamais douté de la sincérité de mes sentiments.
« Dites, je vous prie, à ceux qui ne me fout pas la même justice, que j'ai beaucoup de respect pour le chapeau, mais que j'ai assez de modération pour ne le pas souhaiter par toutes voies, pour m'en consoler avec beaucoup de facilité, et pour me résoudre aisément à vivre en archevêque de Paris, qui est au moins une condition assez douce et dans laquelle je pourrai peut-être faire connaître, plus d'une fois Tannée, le respect que j'ai pour le Saint-Siège, et que le cardinalat, en la personne d'un archevêque de Paris, ne serait pas contraire aux intérêts de Rome. Je ne fais pas de doiltë que l'on ne soit surpris,, au lieu où vous êtes, de la i*ésolution que je prends en ce rencontre. Ils s'en étonneront moin»