INSTRUCTIONS DE RETZ A CUARRIER
de Mazarin, et, chemiu faisant, il lui raconte tout ce qui se passe à la cour, dans le camp des princes, au sein du Parlement et au Luxembourg. De tels documents éclairent d'un jour définitif cette époque assez obscure de l'histoire de la Fronde.
Le 18 décembre, Retz dépêcha un nouveau courrier extraordinaire à Tabbé Charrier pour lui annoncer la grande nouvelle du retour de Mazarin et pour le prier d'en tirer le meilleur parti possible. « Comme je ne vous avais pas déterminé (par le dernier extraordinaire que je vous dépêchai, lui disait-il, et qui vous porta les lettres de Son Altesse, sur les bruits qui couraient dès lors du retour du cardinal Mazarin) — la conduite que vous deviez précisément tenir sur ce sujet, et qu'ainsi vous n'avez peut-être pas encore hasardé ce dernier remède, à présent que l'on ne doute quasi plus des pensées qu'il a de revenir, que l'on ne dispute presque pas que du temps, et que l'on s'imagine même avec beaucoup d'apparence quelque raccommodement de sa part avec M. le Prince, j ai cru qu'il étail temps de faire auprès du pape un dernier efTort pour prévenir, s'il se peut, la révocation que je prévois, (j'est pourquoi je vous dépêche cet exprès, qui vous rendra trois lettres de Son Altesse Royale l'une au pape, l'autre à M. le cardinal Pamfili et la troisième à vous, dans laquelle vous verrez à peu près ce que contiennent les deux autres. Quand bien même vous vous seriez déjà servi des premières que je vous ai envoyées sur ce sujet, ne laissez pas encore d'agir de la même manière, en vertu de celles-ci, par l'exposition que vous ferez au |m|»c.