CONCLUSION
core plus haut. Ce qu'il rêvait, bien qu'il ait soutenu constamment le contraire, c'était l'héritage de Mazarin. Ce fut le but secret qu*il poursuivit sans paix ni trêve à travers les intrigues, les conspirations et la guerre civile.
On sait comment cet ambitieux dessein fut déjoué par un coup de maître du rusé cardinal. Avec Une habileté sans pareille, Mazarin sut profiter de l'ivresse et de Téblouissement où fut plongé le coadjuteur par sa nomination au cardinalat pour enlever sur-lechamp à sa domination et à celle du duc d'Orléans le jeune roi et Anne d'Autriche. Du jour où la reine quitta Paris, Mazarin fut sauvé et le coadjuteur perdu sans ressource. L'un reconquit son ministère ; l'autre ne gagna qu'un chapeau de cardinal et une prison. Ainsi fut réalisée la prédiction de Relz à Gaston, l'oncle du roi : «Vous serez, monseigneur, fils de France à Blois; moi, je serai cardinal à Vincennes. *>